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Georges-Louis Bouchez: «Notre projet politique est beaucoup plus fort que les personnes qui l’incarnent»

Georges-Louis Bouchez, le président du MR, est revenu sur la démission de son ministre wallon des Finances et du Budget, Jean-Luc Crucke.

Temps de lecture: 3 min

Le président du MR était l’invité de LN24 et de Bel RTL ce mardi matin. Georges-Louis Bouchez est revenu sur la démission de son ministre wallon des Finances et du Budget, Jean-Luc Crucke.

« Notre projet politique est beaucoup plus fort que les personnes qui l’incarnent (au MR, NDLR) », a-t-il déclaré.

« Il y avait différentes sensibilités (…) mais ce qui nous unit Jean-Luc et moi est bien plus fort que ce qui nous sépare », a-t-il ajouté.

Quant à la succession de Jean-Luc Crucke, le président des libéraux francophones a déclaré que « quand on fait un casting ministériel, on doit tenir compte de la répartition géographique ». La personne appelée à succéder à M. Crucke avant mercredi prochain au gouvernement wallon sera annoncée par le président du parti mardi matin, lors d’une conférence de presse au siège du MR.

Entre-temps, c’est Adrien Dolimont qui a été pressenti pour succéder à Jean-Luc Crucke comme ministre wallon du Budget. Il devrait être présenté officiellement comme ministre par le président Bouchez à 10h30 au siège du parti. Selon Sudinfo et la RTBF, sa désignation ne fait plus aucun doute. L’information a également été confirmée à bonne source à l’agence Belga.

Le Soir a obtenu confirmation à plusieurs sources qu’Adrien Dolimont devrait bien remplacer Jean-Luc Crucke mais les changements sont rapides. Il faut donc attendre la confirmation à la conférence de presse de 10h30.

Rappel des faits

Pour rappel, le ministre wallon des Finances et du Budget, Jean-Luc Crucke (MR), a démissionné lundi de son mandat en affirmant que, si ses convictions sont libérales, elles ne sont « plus en adéquation avec la ligne de (son) parti ». Il a accepté du président du MR, Georges-Louis Bouchez, le mandat qui échoira au MR dans quelques mois à la Cour constitutionnelle.

Dernièrement, le bouillonnant ministre, qui est également en charge des Infrastructures sportives et des Aéroports, avait une nouvelle fois été en butte avec son président de parti, mais aussi plusieurs députés MR, lors du passage au Parlement de sa réforme fiscale.

« J’ai toujours eu des opinions à la marge, dans les matières climatiques, migratoires, énergétiques, fiscales. Jusqu’ici, c’était ma force. Mais désormais, cela met mon parti et la majorité gouvernementale parfois en difficultés », a commenté M. Crucke lors d’une conférence de presse, aux côtés de M. Bouchez.

L’ancien bourgmestre de Frasnes-Lez-Anvaing (Hainaut), poids lourd durant plusieurs années de l’opposition MR au Parlement de Wallonie, était entré au gouvernement régional en 2017, à la faveur de l’éjection du PS par le nouveau duo MR-cdH.

Il avait rempilé après les élections de 2019, dans l’équipe tricolore (PS-MR-Ecolo) menée par Elio Di Rupo (PS). Il fait partie de la frange la plus progressiste du MR. Son projet de décret pour « un impôt plus juste » avait fait vaciller le gouvernement wallon le mois dernier. On parlait alors déjà d’une possible démission, car le ministre avait été désavoué par son propre parti qui avait renvoyé son texte à l’arriéré. Visiblement dépité, Jean-Luc Crucke parlait alors ouvertement d’un « échec ».

Le texte visait à éviter les contournements de l’impôt sous différentes formes, mais allait entre autres toucher une classe moyenne chère au MR. Soutenu par les partenaires de majorité au sein du gouvernement, le projet de décret avait finalement fait son retour, amputé d’une disposition sur la rétroactivité en matière de donation manuelle. Il avait finalement été approuvé au parlement, lors d’un vote « au nom de la stabilité gouvernementale », avait commenté sans enthousiasme le président du MR Georges-Louis Bouchez.

À lire aussi La démission de Crucke: la fidélité à ses idées a pris le dessus

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9 Commentaires

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 11 janvier 2022, 10:12

    «Notre projet politique est beaucoup plus fort que les personnes qui l’incarnent» Peut-être alors serait-il temps pour GLB de faire un pas de côté et rendre les clefs de la Présidence à quelqu'un qui fera plus qu'elle ou il dira. Quelqu'un·e qui sera plus dans l'être que le paraître. Quelqu'un·e qui remettra le MR là où il devrait être : Au centre droit, pas à tendre vers l'extrême-droite, une caricature du libéralisme, comme GLB l'est. On y est pas, c'est clair, mais on y tend. Le MR à droite toute, ça sera sans moi.

  • Posté par Roland Douhard, mardi 11 janvier 2022, 9:16

    Jean-Luc Crucke fait partie des personnalités politiques libérales séduisantes parce que sincères et donc crédibles. Tout à l'inverse du président nombriliste, autoritaire et faussement solaire du MR, il fait passer ses valeurs et ses engagements avant toutes combines politiciennes. Ce qui n'est pas banal dans le paysage belge. Je ne suis qu'un citoyen lambda, mais moi, je fais partie des électeurs de centre gauche, sociaux libéraux ou sociaux démocrates, peu importe, qui auraient pu voter pour lui ou ses semblables au MR, malheureusement trop peu nombreux. L'extrême droitisation infligée à ce parti par Georges-Louis Bouchez (jusqu'à admirer "la cohérence" de Zemmour ...) m'empêche de faire un pas vers les libéraux francophones. Je suis donc orphelin d'une formation politique authentiquement libérale, sociale et régionaliste. Le départ de l'ancien ministre wallon du Budget est une perte pour la Wallonie. Quel gâchis ! L'année prochaine, les libéraux devraient réfléchir à deux fois avant de confier à nouveau au satrape de Mons le fauteuil de président ...

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 11 janvier 2022, 10:17

    Extrême-droitisation du MR, c'est certainement exagéré, mais la droitisation du parti libéral francophone est consternante. Je vote libéral depuis longtemps, mais là j'ai décidé que c'était trop. A moins que le MR ne change son fusil d'épaule d'ici les prochaines élections, en se débarassant de ce Président aussi horripilant qu'incompétent (il divise plus qu'il ne rassemble, y compris dans son propre camp; il parle plus qu'il n'agit, et trop souvent à tord et à travers) mon prochain vote sera blanc.

  • Posté par Desmet Marc, mardi 11 janvier 2022, 8:48

    GLB, le fossoyeur d'un parti moribond, qui préfère protéger une minorité face à aux problèmes vitaux de la population. Le départ de Monsieur Crucke est une perte ... ça va bouger au MR!

  • Posté par Lhermitte Jean-Yves , mardi 11 janvier 2022, 8:46

    "Blablabla" dit monsieur Ego surdimensionné

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