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Coup d'Etat en Birmanie - 1.600 tonnes de teck birman exportées vers les USA en violation des sanctions (ONG)

Près de 1.600 tonnes de teck birman ont été exportées vers des sociétés américaines l'an dernier, en violation des sanctions mises en place par Washington après le coup d'État contre Aung San Suu Kyi, a dénoncé mardi l'ONG Justice for Myanmar.
Temps de lecture: 2 min

Entre février et fin novembre 2021, "82 cargaisons" sont arrivées aux États-Unis, d'après l'organisation. 

"Il s'agit essentiellement de planches et de bois utilisés pour la construction navale, les terrasses extérieures et l'ameublement", selon l'ONG qui estime "probable qu'une quantité encore plus importante est exportée vers les États-Unis via des pays tiers comme la Chine".

Après le coup d'État du 1er février 2021 et la répression sanglante contre les civils qui s'en est suivie, Washington a mis en place des sanctions ciblées contre les militaires. 

Parmi elles, l'interdiction aux entreprises américaines d'importer du teck birman. La Myanmar Timber Enterprise (MTE), l'entreprise nationale chargée de l'exploitation forestière, est en effet aux mains des généraux et leur fournit une très importante source de revenus. 

Justice For Myanmar demande à Washington de vérifier que les sanctions sont bien appliquées et l'exhorte à interdire l'importation de tout type de bois.

"Les Etats-Unis ont le pouvoir de couper ce flux financier vers la junte (...) et de soutenir la lutte du peuple birman pour mettre fin à la tyrannie", commente l'ONG.

Bois, jade, or, rubis: la Birmanie regorge de ressources naturelles, des sources de revenus fondamentales pour l'armée qu'elle a su conserver même pendant la décennie de transition démocratique, de 2011 à 2021.

La Birmanie reste l'une des dernières réserves de teck au monde, un bois précieux très prisé pour sa solidité et son esthétique. 

Selon Global Forest Watch (GFW), le pays a perdu quatre millions d'hectares de forêt entre 2001 et 2020, l'équivalent de la superficie de la Suisse.

L'armée a justifié son coup d'État en alléguant des fraudes massives lors des élections de 2020, remportées par la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi.

Depuis, plus de 1.400 civils ont été tués par les forces de sécurité, selon une ONG locale, l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP).

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