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Kazakhstan: dans le froid de Nur-Sultan, la capitale qui ignore tout du carnage

Après les manifestations et leur répression, le président Tokaïev a réduit les médias et le web au silence. Les seules informations auxquelles les Kazakhs ont accès sont celles de la propagande.

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Temps de lecture: 7 min

Un régime effrayé est un régime imprévisible. S’il se sent menacé, il réagit de manière incohérente, radicale et souvent violente. Un régime apeuré, voilà ce qu’est le régime du Kazakhstan, qui, après une semaine d’émeutes, compte aujourd’hui au moins 164 morts, dont trois mineurs, dans ses rues, 2.200 blessés hospitalisés et six mille personnes en prison. Un régime qui n’hésite pas à imposer à sa capitale un couvre-feu digne d’une période de guerre et un black-out total d’internet. À Nur-Sultan, la capitale politique et administrative du Kazakhstan, le temps s’est arrêté l’après-midi du 5 janvier, jour où des échanges de tirs ont commencé à retentir dans la lointaine ville d’Almaty et où la population s’est mise à recevoir des SMS reprenant les mesures draconiennes imposées par le président Kassym-Jomart Tokaïev.

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1 Commentaire

  • Posté par O'Lokoom Cook, mardi 11 janvier 2022, 16:15

    La stratégie des « printemps arabes » ne fonctionnent donc pas dans les pays d’Asie Centrale. Le renversement des gouvernements laïcs pour des barbus va être moins facile qu’au Maghreb et c’est plutôt une bonne nouvelle, merci qui ? Nous « occidentaux » voulons nous une nouvelle implication comme en Syrie ? En tout cas, nos mercenaires sont déjà en nouvelle mission.

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