Accueil Économie

Coronavirus: omicron pourrait provoquer un scénario du pire pour la croissance mondiale

Les deux premières puissances du monde, les Etats-Unis et la Chine, moteurs de la croissance mondiale, ne sont pas épargnées par le ralentissement et la menace d’omicron, explique la Banque mondiale.

Temps de lecture: 2 min

La croissance mondiale va ralentir cette année et un scénario du pire n’est pas exclu sous l’effet du variant omicron, qui se répand comme une trainée de poudre sur tous les continents accentuant pénurie de main d’oeuvre et problèmes logistiques, a prévenu mardi la Banque mondiale.

L’institution a révisé en baisse de 0,2 point sa prévision de hausse de PIB mondial pour 2022, à 4,1 %, après 5,5 % en 2021, également en baisse de 0,2 point par rapport à l’estimation de juin dernier.

Mais, selon différentes hypothèses, « les perturbations économiques simultanées provoquées par omicron pourraient réduire davantage la croissance mondiale cette année, de 0,2 à 0,7 point de pourcentage », indique l’institution, ce qui ferait tomber la croissance à 3,9 % voire 3,4 %.

Dans ce scénario du pire, « la grande partie du choc se ferait sentir au premier trimestre 2022, suivi d’un rebond notable au deuxième trimestre », précise la Banque mondiale.

« Le variant omicron nous montre encore une fois que la pandémie est toujours parmi nous et nous devons apprendre à vivre avec » elle, a souligné Ayhan Kose, responsable des prévisions de la Banque mondiale.

Il souligne que cette quatrième vague entraîne pour le moment moins de restrictions que la vague initiale de 2020. « Et si la vague venait à s’atténuer bientôt, l’impact économique serait plutôt bénin », dit-il. Mais « si le variant venait à s’installer durablement, avec un nombre d’infections demeurant élevé et pressurisant les systèmes de santé, alors la croissance serait plus faible », ajoute-t-il.

Car dans un tel scénario, les pénuries de main d’oeuvre seraient plus criantes, perturbant encore davantage les chaînes d’approvisionnement mondiales et alimentant l’inflation. Face à une inflation galopante, la banque centrale américaine (Fed) pourrait remonter brutalement les taux, ce qui renchérirait le coût de l’emprunt pour les pays émergents, déjà soumis à un endettement record.

Dans ce contexte, la confiance des entreprises et des ménages est susceptible de s’éroder. In fine, la consommation et les flux commerciaux, moteur de la croissance mondiale, risquent de ralentir davantage.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

1 Commentaire

  • Posté par Buchin Stephan, jeudi 13 janvier 2022, 13:23

    Comment pourrait-on se plaindre d'une baisse de la croissance. Moins de consommation, moins de construction, moins de pollution. La Terre vous remercie.

Aussi en Économie

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Retrouvez l'information financière complète

L'information financière
références Voir les articles de références références Tous les jobs