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En Géorgie, Joe Biden met les élus récalcitrants au pied du mur

Deux lois décisives sur le droit de vote doivent passer au vote d’ici le Martin Luther King Day (17 janvier). Face au blocage inévitable des républicains et de plusieurs élus démocrates hostiles, Joe Biden en Georgie a sommé les parlementaires de choisir leur camp, au risque de s’aliéner certains membres de sa fragile majorité présidentielle.

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Correspondant aux Etats-Unis Temps de lecture: 4 min

Il reste cinq jours à Joe Biden. Cinq jours pour accomplir l’impossible : faire adopter par le Sénat deux projets de loi sur la réforme du système électoral américain. Lesdites lois, le «  John Lewis Voting Rights Advancement Act  » et le «  Freedom to vote Act  », si elles étaient adoptées, permettraient de faire pièce aux lois électorales restrictives par 19 Etats fédérés aux mains des conservateurs locaux (Montana, Wyoming, Idaho, Utah, Nevada, Arizona, Kansas, Oklahoma, Texas, Indiana, Iowa, Kentucky, Louisiane, Arkansas, Alabama, Georgie, Floride, New York, New Hampshire) et jugées discriminatoires à l’endroit des minorités.

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17 Commentaires

  • Posté par Georis Olivier, mercredi 12 janvier 2022, 16:01

    Pour ma part, le point qui me fait tiquer est la notion du "winner takes it all" dans le cadre de l'élection des 2 sénateurs par état. Ce qui fait qu'une minorité en nombre peut obtenir la majorité en sénateurs via le système des grands électeurs. Avec les dérives de "gerrymandering" que cela amène

  • Posté par Naeije Robert, vendredi 14 janvier 2022, 11:03

    Vouis critiquez le scrutin majoritaire. Serait-il moins démocratique que le scrutin proportionnel? Vous devriez savoir la réponse. Renseignez-vous.

  • Posté par Frippiat Yves-Marie, mercredi 12 janvier 2022, 11:53

    Si je comprends bien, les militants "radicaux" du droit de vote trouvent que Biden n'en fait pas assez et le renvoient sans ménagements à Washington, autant dire "à ses chères études". Comme d'habitude, les extrêmes s'allient objectivement pour faire échouer toutes les tentatives mesurées d'amélioration.

  • Posté par Naeije Robert, mercredi 12 janvier 2022, 13:13

    A vous et à d'autres commentateurs sur ce forum, j'aimerais les rassurer que la démocratie US n'est, en rien menacée, pas plus que les démocraties européennes. Il n'y a que des nuances qui relèvent de proportions variables de scrutin majoritaire - dont l'absence en Belgique (ou en Israel) rend la gouvernance efficace et les réformes nécessaires très difficiles. La discussion aux USA porte sur le processus électoral et l'identité des votants. Prétendre que les pauvres noir illettrés nécessaires aux élus démocrates ne sont pas identifiables est grossièrement mensonger.

  • Posté par Van Obberghen Paul, mercredi 12 janvier 2022, 12:08

    C'est tout le problème de définir qui a le droit de voter dans une démocratie. Cela devrait être: "tous les citoyens du pays en âge de voter et qui n'ont pas été déchus de ce droit par une décision de justice d'une cour impartiale". Ceux qui sont en prisons et sous liberté conditionnelle ne peuvent ainsi pas voter. Il existe aujourd'hui aux Etats-Unis, très clairement, une volonté d'une partie majoritaire de la droite républicaine de redéfinir qui sont, parmi tous les citoyens du pays, ceux qui sont plus légitimes que d'autres à voter ou être élus. On entend de plus en plus parler ouvertement, par exemple, de "Legacy Américans", ces américains "de souche" généralement blancs, chrétiens protestants, d'origine européenne, qui seraient ainsi plus légitime que d'autres "importés" (Afrique, Amérique Latine, Asie,...) qui ne seraient pas de "vrais" américains et donc qu'il faut dissuader de voter, voir empècher tout court. On entend le même genre de discours chez un Eric Zemmour, par exemple. Mais aussi en Pologne ou en Hongrie, au sein même de l'Union Européenne. Chez nous, les scores du Vlaams Belang ne sont pas rassurants dans cet esprit.

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