Accueil Sports Football Football belge Standard

Affaire Standard-Beerschot: le verdict au plus tard ce vendredi

La Commission de Discipline de l’Union belge s’est à nouveau penchée ce mercredi sur l’affaire du match Standard-Beerschot reporté le 15 décembre dernier à cause d’une grève de la police liégeoise, suite à l’échec des négociations entre le Ministère de l’Intérieur et les syndicats. Les deux parties campent sur leur position : le Standard veut rejouer le match, le Beerschot veut un forfait 0-3. L’affaire est en délibéré et un verdict est promis au plus tard pour ce vendredi.

Temps de lecture: 4 min

Entamée avec un petit retard de 15 minutes, la séance a commencée sur un point de procédure à éclaircir : alors que le Standard est considéré comme partie plaignante, le Beerschot n’a pas formellement déposé une plainte, étant repris comme « partie intéressée au dossier ».

En soi, la séance n’a pas spécialement apporté d’éléments nouveaux par rapport à ce qui était déjà connu dans les heures et les jours qui ont suivi le report de cette rencontre. Le Beerschot fait référence aux points B7 33 et B7 37 du règlement fédéral qui prévoient une sanction de forfait 0-3 pour une remise du fait de la décision d’une autorité locale. Les avocats du Beerschot (dont Walter Damen, administrateur à la Pro League) font donc référence à une communication où il est question de la décision du bourgmestre de Liège Willy Demeyer. Un second arrêté pris par le Gouverneur de la Province Hervé Jamar ne change rien à l’affaire pour le club anversois, estimant que le Gouverneur reste une autorité locale. « Une interdiction s’ajoutant à une autre interdiction », ont remarqué les représentants anversois.

Pour le Standard, Me Gregory Ernes n’a pas voulu plaider l’irrécevabilité de la procédure parce que la plainte n’est ni venue du Parquet, ni d’un rapport d’arbitre… ou du Beerschot (« Il y a juste eu un communiqué du club qui n’est pas une plainte et qui n’est pas signée par le CQ du club ») mais du Manager du calendrier. Durant son intervention (plus longue que celles de ses confrères), son plaidoyer cherchait à démontrer que le Gouverneur, en matière de règlement de police, exerce des compétences fédérales, que le Standard s’est retrouvé dans une situation de force majeure et a donc été dans l’incapacité d’organiser un match dans les conditions de sécurité requises. « Dans un autre dossier (Standard-SC Charleroi), nous sommes sous la menace d’une sanction de 4 matches (NDLR : 3 matches fermes et 1 avec sursis) pour ne pas avoir été en mesure d’assurer la sécurité et la procédure de ce mercredi doit décider d’une sanction pour avoir voulu assurer la sécurité. Si c’était le cas, ce serait incompréhensible pour les supporters. »

Me Ernes a évidemment rappelé le contexte spécial de ce match classé à hauts risques du 15 décembre dernier, dans la lignée des incidents de Standard-SC Charleroi et Beerschot-Antwerp, ajoutant la décision du club liégeois de fermer certaines parties de tribunes et l’interdiction de la Pro League de la présence de supporters visiteurs. « Le risque de débordements au-delà du territoire de la Ville de Liège justifiait l’intervention du Gouverneur et de ses compétences fédérales. » Et donc supra-locales selon l’argumentaire liégeois.

Dans leur plaidoyer, les avocats du Beerschot évoquent un mail de la Pro League où le motif du report du match est la décision du Bourgmestre liégeois. « C’est bien une autorité locale qui a pris en premier la décision. » La réplique de Me Ernes a été précise. « Dans un mail du Standard envoyé au Beerschot une heure plus tôt, nous avions mentionné que des arrêtés du Bourgmestre et du Gouverneur allaient suivre. Savoir qui a été le premier n’a pas d’importance. »

Dans ses conclusions, le Standard remarque que la force majeure a été invoquée dans le cas du match Courtrai-Antwerp, reporté pour cause de Covid dans les rangs anversois… alors que ce règlement avait été abrogé dès la fin de la phase classique la saison passée et est seulement réenclenché à partir de ce week-end. L’argument de la force majeure peut donc être invoqué de l’avis du Standard.

Affaire à suivre rapidement puisque le président de la séance Sébastien Humblet a promis une décision rapide « au plus tard vendredi ».

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Standard

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

SoSoir Voir les articles de SoSoir