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Taxer les non-vaccinés: l’idée divise

Le Québec a décidé de recourir à une taxe pour les personnes qui refusent obstinément le vaccin voici peu alors que le Canada fait face à la vague omicron.

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Journaliste au service Forum Temps de lecture: 3 min

Le Québec n’a pas rendu obligatoire la vaccination contre le covid. Mais, il y a quelques jours, a décidé d’appliquer prochainement aux non-vaccinés une taxe baptisée « contribution santé » dont le montant reste encore à déterminer de façon précise. Ces personnes qui refusent obstinément le vaccin – quelque 10 % des habitants de la province canadienne – sont un « fardeau pour le système de santé », a justifié le Premier ministre québécois François Legault alors que le territoire fait face depuis quelques semaines à la vague omicron de la pandémie et à des engorgements de ses services hospitaliers.

Que penser de ce genre de décision ? Une telle taxe est-elle légitime administrativement parlant, éthique et efficace ?

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8 Commentaires

  • Posté par curto calogero, mercredi 19 janvier 2022, 15:41

    La deprogrammation des interventions dans les hôpitaux, est dû aux refus des personnes devant subir une intervention, ils refusent de peur d'être contaminé dans les hôpitaux, et de plus en sortir vivant, même hors pandémie, les virus endémiques, circule librement dans les hôpitaux.

  • Posté par Esgain Nicolas, samedi 15 janvier 2022, 14:49

    Mais où va-t-on? Vers un système d’assurance, dans lequel on paie un prime en fonction du risque? Ou bien veut-on encore d’une sécurité sociale universelle dans ce pays?

  • Posté par Peeters x, vendredi 14 janvier 2022, 18:22

    Horacio Arruda démissionne ! Dans sa lettre de démission, que Le Devoir a obtenue, Horacio Arruda écrit que « les propos récents tenus sur la crédibilité de nos avis et sur notre rigueur scientifique causent sans doute une certaine érosion de l’adhésion de la population ». https://www.ledevoir.com/politique/quebec/659475/horacio-arruda-a-remis-sa-demission

  • Posté par massacry olivier, samedi 15 janvier 2022, 16:09

    <En démissionnant, Horacio Arruda est devenu le bouc émissaire idéal> (https://www.lesoleil.com/2022/01/11/en-demissionnant-horacio-arruda-est-devenu-le-bouc-emissaire-ideal-c26958eb644ebf75379df9d82ceb5278), notons que personne ne lui reproche un comportement inapproprié, même l'opposition citée dans le devoir.com salue son rôle !

  • Posté par Marlier Jacques, vendredi 14 janvier 2022, 17:10

    La vaccination obligatoire aurait été magistralement bénéfique au moment du lancement des vaccins... mais elle n'aurait pas été éthique à l'époque, vu l'insuffisance des données du moment. En revanche, elle me semble beaucoup moins justifiable actuellement avec omicron. En effet, si omicron ne révèle pas de mauvaise surprise, il pourrait constituer une sorte de vaccination par "vaccin vivant atténué", comme il en a été utilisé pour combattre (très efficacement!) la poliomyélite. Il y a certes eu par-ci par-là des poliomyélites vaccinales, très pénibles voire horribles, mais très nettement moins dangereuses (en moyenne!) que la "vraie" polio... tout comme il y aura des morts par covid. Or que reste-t-il comme non-vaccinés contre le covid? Relativement peu de monde, dont: (1) des personnes immunisées de façon naturelle; (2) des individus qui refusent la vaccination (quelle que soit leur motif!); et (3) des gens (ra-ris-si-mes!!) à qui la vaccination est médicalement totalement contre-indiquée. Il me semble dès lors inutile de risquer la survenue de graves violences publiques en imposant la vaccination à un pourcentage somme toute minime de notre population. On peut certes interpréter cette attitude comme une forme de lâcheté, mais je ne crois pas que ce soit le cas ici, vu la balance actuelle des risques tant pour les vaccinés que pour les non-vaccinés. En effet, (tout comme les vaccinés bien entendu!), tous les non-vaccinés de maintenant sont soumis à une énorme probabilité de rencontrer omicron... et se retrouveront dès lors "vaccinés naturellement" pour une large majorité d'entre eux. Les absences professionnelles ne devraient pas être plus nombreuses ni plus dangereuses qu'elles ne l'étaient lors du premier confinement total, et presque toutes devraient être relativement brèves. Il me semble donc raisonnable d'accepter de "faire le gros dos"... tout en continuant à freiner l'épidémie autant que possible par le maintien scrupuleux des gestes barrières (et autres CST) et la poursuite de la politique volontariste actuelle de vaccination.

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