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Décès d’un garçon de 4 ans: le suspect n’avait pu être placé en institution psychiatrique par «manque de places»

Un enfant de quatre ans porté disparu, Dean Verberckmoes, a été retrouvé sans vie dans la province de Zélande aux Pays-Bas. Le meurtrier présumé a déjà été condamné par le passé.

Temps de lecture: 3 min

Les parquets belge et néerlandais ont prévu de se réunir ce mardi afin de déterminer où le suspect Dave De Kock, âgé de 34 ans, sera poursuivi après la mort aux Pays-Bas du petit Dean Verberckmoes, âgé de 4 ans et de nationalité belge, a indiqué le ministère public de Zélande-Brabant occidental.

Le corps de l’enfant a été retrouvé vers 22h00 dans le village de Vrouwenpolder, en Zélande néerlandaise. Le parquet belge de Flandre orientale, qui enquêtait sur la disparition de l’enfant, a confirmé le décès. Un médecin légiste doit examiner le corps de la victime pour déterminer les causes de la mort, mais la police comme le parquet n’ont livré aucun détail à ce sujet.

Principal suspect dans cette affaire, Dave De Kock avait été interpellé lundi vers 14h15 sur la base du signalement d’une situation suspecte, dans le village néerlandais de Meerkerk.

L’enfant aurait été enlevé en Belgique mais tué aux Pays-Bas, selon les premiers éléments de l’enquête. La décision quant au pays où le dossier sera instruit sera prise mardi ou mercredi, d’après le ministère public néerlandais. La victime, ses proches et le suspect étant belges, le trentenaire devrait selon toute vraisemblance être livré à la Belgique.

Dave De Kock et Dean Verberckmoes ont été vus pour la dernière fois le mercredi 12 janvier à 10h30 à Saint-Nicolas. Le trentenaire était censé déposer Dean chez ses grands-parents le jeudi. La mère avait signalé la disparition de l’enfant durant le week-end, expliquant que cet homme à qui elle avait confié son enfant n’était plus joignable depuis plusieurs jours. Elle avait précisé que le trentenaire avait déjà gardé son fils par le passé et avoir une entière confiance en lui.

Déjà condamné par le passé

Dave De Kock, le meurtrier présumé du petit Dean Verberckmoes retrouvé mort en Zélande (Pays-Bas), avait fait l’objet lors de sa première détention en prison d’une demande de placement en institution psychiatrique, mais cela n’avait pu être concrétisé par manque de places, a indiqué mardi le ministre belge de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld).

En 2010, l’intéressé avait déjà été condamné à une peine de prison de dix ans pour la mort en 2008 d’un petit garçon de 2 ans de Ravels, localité frontalière avec les Pays-Bas.

De Kock a purgé l’intégralité de sa peine pour ces faits, si bien qu’après sa libération en 2018, plus aucune mesure judiciaire ne lui était imposable, a expliqué mardi matin le ministre sur les ondes de la VRT radio.

Lors de son incarcération à la prison de Tilburg (Pays-Bas), il avait été demandé que De Kock soit placé en institution psychiatrique. « Mais il n’y avait à l’époque pas de places, avec pour conséquence que la justice a décidé de le déplacer vers une autre prison, celle de Ruiselede (en Belgique, ndlr), où il avait suivi un programme pour se défaire de son assuétude aux drogues ».

« Le grand problème dans notre pays, c’est que les cas psychiatriques à hauts risques, donc des personnes avec un très lourd passé judiciaire, sont bien souvent tout simplement privés de tout placement car leur casier judiciaire est trop lourd et qu’aucune place n’est prévue pour pareil cas. Nous avons depuis lors investi dans la construction de centres psychiatriques d’internement. Nous devrions aussi avoir des places dans des institutions psychiatriques hautement sécurisées pour des condamnés avec des profils lourds de ce type », a plaidé le ministre.

À ses yeux, davantage de moyens devraient d’ailleurs être investis dans ces infrastructures, de même que dans les soins spécifiques pour ces personnes.

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6 Commentaires

  • Posté par Patrick Yamedjeu, mercredi 19 janvier 2022, 7:19

    S'il manquait de place comme dit le titre, il aurait dû rester en prison.

  • Posté par eric biltiau, mardi 18 janvier 2022, 14:26

    La justice préfère toujours prendre la défense des délinquants aux dépens des victimes qui bien souvent subissent ainsi une double peine....quand elles peuvent encore le faire savoir.

  • Posté par Patrick Yamedjeu, mercredi 19 janvier 2022, 7:27

    Vous avez raison.

  • Posté par STORDIAU Pierre, mardi 18 janvier 2022, 12:57

    Face aux "multirécidivisme" , on vous répondra invariablement "que la justice manque de moyens"!! . Certes; mais de l'autre côté nous assistons aux choix de ce même Ministre de la justice ... qui dévoie ces "maigres moyens" en créant un "Parquet spécial " ... pour les "infractions automobiles" (Van Quickenborne) !!! Question de (mauvais) choix donc ...

  • Posté par L. Jean-Christophe, mardi 18 janvier 2022, 13:03

    Oui, un peu comme la chasse a la grande fraude fiscale qu'on fait en sorte d'oublier. Manifestement nos ministres ont plus à cœur se préserver leurs intérêts personnels (montrer qu'on a maîtrisé son budget pour se mettre en valeur aux prochaines élections, par exemple, etc...) que le bien-être de la population. Voilà ce que c'est le pouvoir...

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