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France: huit membres d’un groupe «antivax» seront jugés pour harcèlement en ligne

La justice leur reproche d’avoir harcelé de façon concertée trois personnes – deux élus et un médecin – entre le printemps et la fin de l’été 2021.

Temps de lecture: 3 min

Deux hommes et six femmes, soupçonnés d’appartenir à un groupe structuré de harceleurs en ligne de mouvance antivaccins, ont été interpellés mardi en Moselle, dans le Rhône, la Seine-et-Marne, les Hauts-de-Seine et le Finistère et seront jugés à une date ultérieure, a appris mercredi l’AFP auprès du parquet de Paris.

Ils comparaîtront pour harcèlement moral par un service de communication en ligne, a indiqué le parquet de Paris. Le coup de filet, coordonné par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH), a visé des membres du groupe d’origine italienne « ViVi » ou « V_V », soupçonnés d’avoir harcelé de façon concertée et en ligne en 2021 trois personnes dont deux élus.

Les deux hommes de 45 et 54 ans et six femmes âgées de 40 à 52 ans ont été placés en garde à vue dans le cadre d’investigations menées depuis le printemps par le pôle national de lutte contre la haine en ligne.

La justice leur reproche d’avoir harcelé de façon concertée trois personnes – deux élus et un médecin – entre le printemps et la fin de l’été 2021. Une neuvième personne a également été interpellée, mais laissée libre sans poursuite à ce stade.

Le nom du mouvement « V_V » viendrait du verbe italien « vivere » (« vivre ») et son logo, un double V rouge au centre d’un cercle, détourne celui de la BD devenue film, « V pour Vendetta ». Les membres, qui se décrivent comme des « guerriers », mettent en avant dans leurs profils numériques le masque de Guy Fawkes, un personnage tiré de l’œuvre, popularisé depuis par les hackers d’Anonymous et devenu emblème de la défense des libertés.

En décembre, le directeur des enquêtes sur les menaces émergentes de Facebook, Mike Dvilyanski, avait expliqué que les membres de ce groupe se coordonnaient notamment via la messagerie Telegram. Les volontaires avaient accès à des listes de personnes à cibler et à des « formations » pour échapper à la détection automatique du géant américain.

Sur les réseaux, leur tactique consistait notamment à laisser des commentaires sous les messages des personnes visées, plutôt que de poster des contenus. Pour passer au travers de la détection automatique de Facebook, ils utilisaient des orthographes légèrement modifiées comme « vaxcinati » au lieu de « vaccinati », pour dire « les personnes vaccinées » en italien.

Sous des publications d’institutions, d’élus ou d’articles de presse, on peut ainsi voir apparaître des dizaines de messages parfois parfaitement identiques, publiés dans un laps de temps court. Ils dénoncent un « chantage vaccinal », « le véritable virus (qui) est le gouvernement et le système qui tuent les personnes et détruisent la société » et disent « stop à la suppression des droits ».

Le harcèlement, lorsqu’il est commis en ligne ou via un support numérique, est puni de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.

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6 Commentaires

  • Posté par Raspe Eric, mercredi 19 janvier 2022, 18:36

    Je ne peux que remercier monsieur Courtial et madame Durieux de soutenir et amplifier mes propos. Si tous ceux que ces nuisances indisposent réagissent, peut être que la rédaction du Soir redeviendra raisonnable. L'espoir n'est pas perdu.

  • Posté par Courtial Sosthène, mercredi 19 janvier 2022, 18:14

    Nos actes ont des conséquences. Nos paroles ont des conséquences. La désinformation tue. Laisser la désinformation se propager dans les médias rend ces médias complices.

  • Posté par Durieux Karine, mercredi 19 janvier 2022, 16:58

    Il est temps en effet que les gens assument leurs actes. D'accord avec vous Mr Raspe.

  • Posté par Raspe Eric, mercredi 19 janvier 2022, 14:04

    Qu'attend-t-on en Belgique pour faire pareil avec les daltons? Et avec le Soir qui est leur complice complaisant?

  • Posté par jacques muller, mercredi 19 janvier 2022, 12:56

    Esperons qu'ils prennent le maximum de la peine. Ca fera un exemple.

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