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Les assureurs veulent accéder à certaines données santé sans consentement

Un avant-projet de loi, porté par Pierre-Yves Dermagne, octroierait aux compagnies d’assurances une « mission d’intérêt public » pour leur ouvrir l’accès à des données santé. Un tabou pour certains. Une question d’efficacité pour d’autres. Marécage juridique en vue.

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Responsable du pôle Multimédias Temps de lecture: 5 min

C’est un peu le monstre du Loch Ness. Celui qui tente de revenir à chaque nouveau gouvernement, mais qui jamais ne dépasse le stade de l’œuf. Sauf pour la Vivaldi. A la demande du secteur, le ministre de l’Economie, Pierre-Yves Dermagne, a déposé un avant-projet de loi visant à « encadrer, en matière d’assurance, le traitement de données à caractère personnel concernant la santé dans le cadre de certaines finalités. » Il s’agit, donc, de créer un cadre juridique permettant aux assureurs, sous certaines conditions, d’accéder aux données de santé d’une personne.

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44 Commentaires

  • Posté par Moreau Michel, lundi 24 janvier 2022, 23:11

    L'affaire suit donc son cours, imperturbable ! Maintenant que l'APD a été inactivée, la voie est libre pour la réalisation progressive du programme de privatisation des données personnelles. On peut clairement faire le pas suivant : mettre les données progressivement à la disposition de firmes privées (qui, toujours progressivement, pourront se les échanger et les livrer à d'autres) : tout cela rien que pour nous rendre service, bien sûr. L'Etat a l'autorité pour pomper, et le Privé l'expertise pour rentabiliser, c'est du gâteau ! De fait, l'objectif était lisible dès la définition et la mise en place du CSI, comme zone d'import/export hors de contrôle. Mais l'initiative actuelle permet de mieux percevoir les relais francophones d'une stratégie qu'on croyait essentiellement flamande, et ce dans le chef des néo-socialistes férus de modernisme. Côté MR, Frère Michel avait implicitement apporté son appui au moment où éclatait le scandale "Putting data at the center" : pas de chasse aux sorcières, surtout ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain ... parce qu'il ouvre des "opportunités importantes"... déterminantes pour la relance... Tout cela est bien engagé semble-t-il ! Et l'Europe, elle dort ?...

  • Posté par STORDIAU Pierre, samedi 22 janvier 2022, 13:35

    Voici le parfait exemple de DÉRAPAGE que font une série de politiques : DÉTOURNER "l'esprit" ... de la "Lettre" de nos LOIS ! (Et je l'ai moultes fois exposé) . En l'espèce : "Les Données de SANTÉ" doivent EXCLUSIVEMENT servir à la SANTÉ ... et rien à faire chez des ASSUREURS !!! Il est trop souvent; hélas; le cas où l'on détourne ainsi des règles ou des objets prévus initialement pour une chose précise (p. ex. les caméras; etc ...). C'est cela qui plombe la confiance du citoyen dans nos institutions !!

  • Posté par Robin Stéphane, samedi 22 janvier 2022, 13:22

    @J.-M. Tameyre, vendredi 21 janvier 2022, 21:30 → L'avantage pour les banques de ne plus avoir de monnaie fiduciaire est double. 1° Elle seront finalement les seules à pouvoir créer de la monnaie (scripturale) et à posséder la monnaie centrale (en principe fiduciaire). 2° Mais surtout, il n'y aura plus l'actif "refuge" qu'est la monnaie fiduciaire en cas de taux d'intérêt négatifs (non, non, je n'oublie pas l'inflation). En effet pour l'instant, si vous n'êtes pas prêt à subir un taux d'intérêt négatif, vous pouvez garder votre argent en (pièce et) billets (enfin jusqu'aux 7% qu'ils représentent encore dans la masse monétaire). Mais lorsqu'il n'y aura plus ni pièces ni billets, vous pourrez toujours vous brosser, et ces taux négatifs vous les avalerez, comme des couleuvres! Me trompe-je? Quant à venir avec l'argument du "noir", cela fait rire tout le monde. Les malfrats en tout premier lieu, je crois. Ils sont tellement créatifs !

  • Posté par Robin Stéphane, samedi 22 janvier 2022, 13:03

    @J.-M. Tameyre, vendredi 21 janvier 2022, 12:04 Merci pour votre précision. Cependant, il n'est pas question de revendre, mais d'éventuellement orienter son portefeuille vers d'autres actifs équivalents, au moment où l'Etat va devoir "en remettre un couche". Rien n'oblige les assurances à placer dans de la dette d'Etat belge; sans risque de change, il y a d'autres Etats... Et puis, au taux actuels, vous parlez d'une rente ! Mais ça, c'est chacun son avis sur la question...

  • Posté par Sakx Alain, samedi 22 janvier 2022, 12:03

    Vaccino-racisme

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