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Bruxelles: des victimes de violences policières manifestent, un an après les faits

Cinq jeunes, victimes de violences policières il y a un an, se sont rassemblés à Bruxelles devant la gare Centrale. Ils avaient été interpellés et détenus pendant plusieurs heures dans les casernes de la police à Etterbeek.

Temps de lecture: 2 min

Cinq jeunes étaient présents à une manifestation, qui a rassemblé environ 80 personnes au total, samedi après-midi devant la gare Centrale de Bruxelles pour dénoncer les violences policières dont ils ont été victimes il y a un an, le 24 janvier 2021. Quelque 245 personnes, dont 91 mineurs, avaient alors été interpellées et détenues pendant plusieurs heures dans les casernes de la police fédérale à Etterbeek.

La manifestation de samedi était organisée par le collectif des parents contre la violence policière. Elle a été fondée par Alexandre Pycke, dont le fils Simon, âgé de 16 ans, a été arrêté ce jour-là et également frappé par la police.

« Les faits sont graves. Il s’agit à la fois de violence et de racisme de la part de la police. Nous voulons le rappeler », a déclaré Alexandre Pycke. « Vingt-huit personnes ont déposé plainte auprès du parquet, deux auprès du juge d’instruction et des dizaines de plaintes ont été déposées auprès du Comité P. Cela fait beaucoup de monde. Les policiers ont été identifiés mais, un an plus tard, aucune sanction n’a été prononcée », regrette le père.

Les manifestants avancent que les agents sont toujours en service et ont des contacts avec les citoyens. Une situation dangereuse, selon eux. Au cours de la manifestation, les jeunes ont à nouveau témoigné de ce qu’ils ont vécu, avec des conséquences subies encore aujourd’hui.

« Mon fils va bien, mais l’événement lui cause beaucoup de stress. Retourner à cet endroit et manifester suscite des craintes chez lui. J’ai été surpris d’entendre ça de la part de mon fils. Il y est allé parce que je le lui ai demandé, mais sinon il ne viendrait pas par peur », dit-il.

Les arrestations massives du 24 janvier 2021 avaient eu lieu à la suite d’une manifestation contre la « justice de classe et raciste ». La Ligue des droits humains avait relayé des témoignages de « plaquages violents au sol, de chiens lâchés pour poursuivre des manifestants, de colsons trop serrés », de « passages à tabac en cellule » ou encore de personnes privées d’eau et de toilettes durant leur détention.

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5 Commentaires

  • Posté par Giefvan Agathe, dimanche 23 janvier 2022, 12:28

    Les seules manifestations qui ont amené des changements politiques, ce sont celles qui ont débordé en violence. Pensez à 1961 en Belgique. Pensez à la naissance des Révolutions. Si le pouvoir recourt aux armes contre ses citoyens, il est de leur droit – que dis-je ? de leur devoir – de se soulever armes à la main. Pourquoi soutenez-vous les manifestants opprimés en Bielorussie ou Kazakhstan, mais soutvnez-vous les oppresseurs en France et Belgique ?

  • Posté par Usual Suspect, samedi 22 janvier 2022, 23:00

    Pauvres gosses qui s'imaginent quoi ? Que les policiers qu'ils charrient puis qu'ils provoquent vont venir leur faire des papouilles, chantonner "Fuck le 17" , boire une pinte et fumer un joint avec eux ?

  • Posté par Giefvan Agathe, dimanche 23 janvier 2022, 12:37

    1) On ne répond pas à des insultes par des coups. 2) On ne réplique pas aux mains par des armes. 3) On n'emprisonne pas des gens qui n'ont pas commis de délit (juste des infractions). 4) On ne torture pas. – La police est inexcusable, et la multiplicité des actes illégaux montre que c'est un système, et non des cas individuels. Les collègues et la hiérarchie ferment les yeux, voire participent ou ordonnent ! Mort aux vaches !

  • Posté par Raurif Michel, samedi 22 janvier 2022, 17:18

    Lorsque l'on manifeste, il arrive, quelque fois de dommages !!!

  • Posté par Frippiat Yves-Marie, samedi 22 janvier 2022, 19:47

    Je ne les ai pas comptées, mais je dois avoir participé à une centaine de manifestations, et probablement plus, au cours de mon existence. Je n'en ai jamais ramené la moindre égratignure. Il est vrai que je n'ai non plus jamais cherché la confrontation avec le service d'ordre. Ajouterai-je que d'aucuns ne manquaient pas, parfois, de me dire que manifester comme moi, ça ne servait à rien...

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