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Affaire Henrotay: Herman Van Holsbeeck restera en prison un mois de plus

La demande de remise en liberté des avocats de l’ancien manager d’Anderlecht n’a pas été entendue.

Temps de lecture: 3 min

La chambre du conseil de Bruxelles s’est penchée, ce lundi après-midi, sur la situation de l’ancien manager d’Anderlecht Herman Van Holsbeeck (67 ans) afin de statuer sur son mandat d’arrêt. Ses avocats, Mes Daniel Spreutels et Alexandre Wilmotte, ont plaidé pendant une heure trente, à huis clos comme le veut la procédure, pour solliciter sa remise en liberté. Sa détention a toutefois été confirmée.

L’ancien manager du RSC Anderlecht a été arrêté mardi dernier après avoir été inculpé de blanchiment, fraude fiscale, corruption privée et association de malfaiteurs dans le cadre du dossier « Henrotay », du nom de l’agent de joueurs d’origine liégeoise domicilié à Monaco. Si ce dossier avait déjà mené à l’inculpation d’Herman Van Holsbeeck en septembre 2019 par le juge d’instruction Michel Claise, ce sont « de nouveaux faits » découverts à l’occasion de la poursuite de cette enquête qui auraient, a précisé le parquet fédéral la semaine dernière, mené à son arrestation et à son incarcération à la prison de Saint-Gilles.

Les avocats du sexagénaire le démentent : selon eux, tous les éléments étaient déjà connus de la justice lorsqu’il a déjà été inculpé la première fois dans cette affaire. Leur client, ajoutent-ils, « a toujours répondu à toutes les questions des enquêteurs et du juge d’instruction », et il n’y aurait pas de risque de collusion ou de déperdition de preuves puisque ce dossier est connu des différents intervenants depuis deux ans : « Il aurait pu s’arranger, depuis tout ce temps, avec d’autres suspects, et il ne l’a pas fait. »

Rappelons que la loi sur la détention préventive impose que cette privation de liberté ne soit délivrée qu’en cas « d’absolue nécessité pour la sécurité publique seulement ». Si le maximum de la peine encourue n’excède pas 15 ans, il faut qu’il existe « de sérieuses raisons de craindre que l’inculpé commette de nouveaux crimes ou délits, se soustraie à l’action de la justice, tente de faire disparaître des preuves ou entre en collusion avec des tiers ».

La détention serait « très pénible » pour Herman Van Holsbeeck, expose Me Spreutels, et « il tente d’y faire face, malgré sa santé précaire ». L’homme rencontrerait des problèmes de santé importants ayant nécessité une intervention chirurgicale cet été, en Espagne. C’est notamment pour ces raisons médicales, mais aussi parce qu’il « nie avoir touché de l’argent de certaines personnes », que sa libération était réclamée.

Il sera fait appel de la décision de maintien en détention, et le dossier reviendra dans deux semaines devant la chambre des mises en accusation de Bruxelles.

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2 Commentaires

  • Posté par eric biltiau, lundi 24 janvier 2022, 21:51

    Combien de casseurs de dimanche dernier vont-ils se retrouver en prison? Probablement AUCUN mais Herman lui restera en prison un mois de plus.... La loi sur la détention préventive impose que cette privation de liberté ne soit délivrée qu’en cas « d’absolue nécessité pour la sécurité publique seulement ». Il est évident qu'Herman est bien plus dangereux pour la "sécurité publique" qu'un tueur d'enfants ou des casseurs....!

  • Posté par Fonder Daniel, lundi 24 janvier 2022, 20:43

    Un danger pour la société, …. Bonne raison pour remplir nos prisons ….

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