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«Comme on nous parle»: Le combat dans l’œil

Le XXIe siècle, ère des communications ? Mon œil ! On ne s’est jamais aussi mal compris. Et là, avec le masque, se parler en se regardant droit dans les yeux, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît.

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Journaliste au service Culture Temps de lecture: 5 min

C’est un grand timide qui avoue qu’il a du mal à regarder les gens dans les yeux. « Ça me gêne, qu’il dit, ça me déconcentre. Surtout si ça dure longtemps. Mais avec le masque, quelque chose s’est passé. Pour la première fois de ma vie, rien à faire : j’y suis obligé ! »

C’est grave, Docteur, de ne pas se regarder dans le blanc de l’œil quand on se parle ? Quel message ça envoie à l’interlocuteur ? Qu’on s’en fiche de ce qu’il ou elle raconte ?

C’est que le regard, en ce moment particulier (hiver + covid) où c’est pratiquement tout ce qu’on dévoile, il vaut cher. On n’a pas envie d’en distribuer comme ça, gratos, à tout le monde. D’autant qu’il suffit de 3,2 secondes pour que tout bascule. 3,2 secondes, la limite au-delà de laquelle on se sent mal à l’aise face au regard d’un.e inconnu.e (1).

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1 Commentaire

  • Posté par Collet Pierre, mardi 25 janvier 2022, 11:41

    Intéressant ! Merci pour cet article qui fait réfléchir aux regards, aux paroles, à nos échanges subtils même masqués.

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