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Conflit en Ukraine: la Russie s’expose à des sanctions sans précédent en cas d’«attaque»

La Russie a déployé ces derniers mois des dizaines de milliers de soldats aux frontières de l’Ukraine, faisant craindre une invasion.

Temps de lecture: 3 min

Les dirigeants occidentaux ont convenu de répondre d’une seule voix à une éventuelle « attaque » de l’Ukraine par la Russie, en imposant à Moscou des sanctions d’une sévérité sans précédent, a déclaré mardi le Premier ministre britannique Boris Johnson.

« Nous avons convenu de répondre à toute attaque de l’Ukraine à l’unisson en imposant des sanctions économiques coordonnées et sévères, plus lourdes que nous n’ayons jamais décidées auparavant contre la Russie », a indiqué M. Johnson, informant les députés britanniques à la suite d’une visioconférence lundi soir entre les Etats-Unis et leurs alliés européens.

La Russie a déployé ces derniers mois des dizaines de milliers de soldats aux frontières de l’Ukraine, faisant craindre une invasion. Si Moscou nie tout projet en ce sens, le Kremlin insiste sur des garanties écrites pour sa sécurité, y compris sur la promesse que Kiev n’intégrera pas l’Otan.

Une « résistance féroce »

« Je pense que toutes les craintes de la Russie peuvent être apaisées, et que nous pourrions trouver une voie vers la sécurité mutuelle via une diplomatie patiente et fondée sur des principes, pour autant que le président Poutine évite le piège de lancer une terrible guerre », a estimé Boris Johnson.

« Mais si le président Poutine venait à choisir la voie de l’effusion de sang et de la destruction, il doit se rendre compte que cela sera à la fois tragique et inutile », a-t-il poursuivi, prévenant que « la résistance serait féroce » même s’il s’emparait de plus petites portions du territoire ukrainien.

« Nous ne pouvons tourner le dos à la vision d’une Europe entière et libre » érigée à la fin de la Guerre froide en 1989 « parce que la Russie a placé un pistolet sur la tempe de l’Ukraine », a-t-il ajouté, excluant toutefois « à court terme » l’envoi de troupes de combat de l’Otan dans le pays.

Russes et Occidentaux n’ont cessé ces dernières semaines de s’accuser de nourrir la crise, au risque de provoquer un conflit d’ampleur. Des efforts diplomatiques se poursuivent cependant même si les résultats manquent.

La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a estimé au Parlement qu’une nouvelle incursion militaire russe constituerait « une erreur stratégique massive » qui s’accompagnerait d’un « coût sévère pour l’économie russe, notamment des sanctions coordonnées ».

Elle a précisé qu’elle comptait se rendre en Ukraine la semaine prochaine.

Les Etats-Unis et les européens en front commun

Les propos du Premier ministre britannique interviennent au lendemain d’une réunion en visioconférence entre les dirigeants américains, européens et de l’OTAN qui ont affirmé leur soutien « sans réserve » à l’intégrité territoriale de l’Ukraine et promis des « conséquences très lourdes » à la Russie en cas d’invasion de ce pays, annonçait le gouvernement allemand lundi soir.

Les participants « ont été tous de l’avis qu’il appartient à la Russie d’entreprendre des initiatives visibles de désescalade » dans ce conflit, a indiqué le porte-parole du chancelier allemand Olaf Scholz.

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14 Commentaires

  • Posté par DOMINIQUE SCHOLLAERT, mardi 25 janvier 2022, 18:18

    L'union européenne est un vassal des USA ...quant à la perfide Albion ...no comment !!! Les agresseurs sont clairement les américains et les britanniques ! Les français et les allemands ont tout intérêt, notamment économique (quid si la Russie coupe les approvisionnements de gaz à l' Europe occidentale ?!?) , à s'allier avec les russes !!! La Russie est, actuellement avec l'Ukraine, dans la même situation que les USA lors de la crise avec Cuba début des années 1960 !!!

  • Posté par Bertrand Christophe, mardi 25 janvier 2022, 18:55

    Ne pensez-vous pas , tant qu'on y est , qu'on devrait aussi restituer les Sudètes à Poutine ?

  • Posté par Lecocq Jean-Louis, mardi 25 janvier 2022, 18:38

    On croirait lire la Pravda des années 1970.

  • Posté par André Weissenberg, mardi 25 janvier 2022, 18:14

    C'est surtout à sa propre économie que Poutine rendrait un (très) mauvais service. Et, par ricochet à sa population, ce qui ne ferait qu'accroître la grogne intérieure. Les Russes sont comme tout le monde: entre leur confort ou leur portefeuille et les rêves de grandeur impériale soviétique ou même tsariste, leur choix est vite fait. Poutine, mieux que quiconque, sait que l'élastique est presque tendu au maximum. et qu'une aventure en Ukraine pourrait se transformer en désastre intérieur plus vite que prévu.

  • Posté par Frissen Jean-Marie, mardi 25 janvier 2022, 18:31

    D'accord avec ça.

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