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«Un élève sur trois et un enseignant sur cinq sont absents», selon le Directeur général du Segec

Les ministres de la Santé vont se pencher sur la situation sanitaire dans les écoles. Une situation qui s’est rapidement dégradée, en particulier ces deux dernières semaines. Le taux d’absentéisme affiche à nouveau des chiffres records.

Temps de lecture: 3 min

Etienne Michel était l’invité de Fabrice Grosfilley sur Bel RTL ce mercredi matin. Il est le Directeur général du Segec – le Secrétariat général de l’enseignement catholique.

La situation dans les écoles s’est fortement dégradée ces deux dernières semaines. Le pourcentage d’absents a doublé ces quinze derniers jours, de semaine en semaine. La semaine dernière, le taux d’absentéisme était de 14 %. Aujourd’hui, un élève sur trois est absent, et un enseignant sur cinq (donc 21 % d’enseignants absents). Pour ce qui est des chiffres dans le secondaire, ils arriveront dans la journée selon Etienne Michel, « mais ceux qui datent de la semaine dernière montraient ce même type d’évolution ».

« L’école continue difficilement de fonctionner. Dans le fondamental aujourd’hui, c’est une centaine d’écoles qui sont fermées. Ou parfois tout le niveau maternel ou primaire de l’école. Et c’est un nombre de classes encore beaucoup plus important qui sont fermées. Dans l’enseignement catholique fondamental, on parle de près de mille classes. »

Une situation très tendue

Les ministres de la Santé et de l’Education vont se pencher sur la situation.

Selon Etienne Michel, « tout le monde s’attend à ce que les règles de quarantaine soient modifiées. » Mais il ne sait pas dire quelle est la part d’absences liées à des quarantaines et celle liée aux maladies. Donc réduire les quarantaines, cela pourrait avoir une réelle incidence sur le taux d’absentéisme, mais cela pourrait également être dangereux au niveau des contaminations. Il ajoute cependant que les maladies sont aujourd’hui moins aiguës qu’il y a quelques mois.

« Une des craintes des enseignants, et je la comprends, c’est que les élèves malades reviennent à l’école. C’est aux épidémiologistes de nous indiquer quels sont les risques à prendre et ceux à ne pas prendre. »

Fermer les classes à partir de quatre cas ?

La règle telle qu’elle a été prise avait un fondement à ce moment-là, selon le Directeur de la Segec. « Il est possible qu’il faille l’adapter au vu de l’évolution de l’épidémie. La nature de l’épidémie change au fil du temps. »

Une scolarité perturbée

Les élèves ont été pendant deux ans tiraillés entre des enseignements sur place, hybrides, voire totalement à distance. « La scolarité d’une catégorie d’élèves est perturbée désormais. » Pour Etienne Michel, c’est pour ceux-là qu’une question doit effectivement se poser : faut-il revenir à un programme essentiel, comme cela a déjà été fait, virant la matière « superflue ». Pour lui, « cela pourrait avoir du sens ».

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7 Commentaires

  • Posté par Donatien Cuber, mercredi 26 janvier 2022, 10:25

    C'est quoi un programme essentiel et une matière superflue? On garde uniquement les matières qui permettent de préparer de futurs producteurs et consommateurs, avec l'espoir qu'ils ne seront ni penseurs, qu'ils ne se poseront plus de questions ? Un monde "idéal"?

  • Posté par Moriaux Raymond, mercredi 26 janvier 2022, 11:40

    Je dirais que c'est un programme qui développe la capacité de chacun à faire le tri entre ce qui mérite d'être retenu et ce qui ne le mérite pas. Qui apprend ce qu'il faut savoir pour exister avant que d'être (même si l'essence précède l'existence). Ca veut dire qu'on peut (qu'on doit pouvoir), à la fois, consommer ou produire ET penser ou se poser des questions. L'un n'exclut pas l'autre par définition. Je commencerais par le plomb et je réserverais les plumes pour un stade ultérieur.

  • Posté par Naeije Robert, mercredi 26 janvier 2022, 9:47

    Il serait intéressant de savoir le taux d'absentéisme causé par la COVID symptomatique, pas seulement par des tests positifs chez des porteurs sains ou par la crainte de contamination.

  • Posté par DOMINIQUE SCHOLLAERT, mercredi 26 janvier 2022, 9:37

    Il faut rendre la vaccination obligatoire et, tant qu'il ne sera pas de même dans les autres pays, interdire les voyages vers les pays en défaut d'obligation vaccinale et interdire l'entrée, en Belgique, de personnes étrangères non vaccinées !!!

  • Posté par Moriaux Raymond, mercredi 26 janvier 2022, 8:24

    "Pour Etienne Michel, ... une question doit effectivement se poser : faut-il revenir à un programme essentiel, comme cela a déjà été fait, virant la matière « superflue ». Pour lui, « cela pourrait avoir du sens »". Pour moi aussi ...

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