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Absences dans les écoles: de nouvelles données continuent de sonner l’alerte (infographie)

Alors que les ministres de l’Enseignement et de la Santé ne parviennent toujours pas à trouver de solution pour aider les écoles, le Segec dévoile ses estimations de classes et écoles fermées.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

Pour savoir à quel point l’école est touchée par le variant omicron, on devrait pouvoir se tourner vers l’ONE qui compile les chiffres. Malheureusement, ils ne sont toujours pas disponibles pour dresser un état des lieux… de la semaine dernière. Heureusement, le Secrétariat général de l’enseignement catholique (Segec) travaille de son côté. Il dévoile chaque mercredi des estimations que l’on peut rapporter au niveau de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles.

En radio ce matin, Etienne Michel, le directeur du Segec, avait dévoilé les premières données au niveau du taux d’absence dans le primaire et maternelle. Pour rappel, un enseignant sur cinq était absent ces derniers jours. Du côté des élèves, on frôle les 30 % !

Plus de 1.000 classes fermées

Conséquence directe des protocoles actuels qui veulent qu’une classe ferme quand quatre cas positifs ont été détectés sur une semaine : 15 % des classes sont fermées. « La situation s’est profondément et rapidement détériorée au cours des deux dernières semaines », détaille Étienne Michel. « Parmi les écoles qui ont répondu, 69 établissements et 847 classes sont actuellement fermés. On estime que, dans l’enseignement fondamental catholique, une centaine d’écoles et sans doute plus de 1.000 classes sont actuellement fermées. »

La situation est à peine meilleure dans le secondaire, même si la progression des absences, tant du côté des profs que des élèves, est moins spectaculaire. La mauvaise nouvelle concerne plutôt les éducateurs qui jouent un rôle crucial en ce moment pour remédier aux absences des profs. Problème : un quart d’entre eux sont à la maison, malades ou du moins positifs au coronavirus. Résultat, une douzaine d’écoles secondaires du réseau catholique sont aussi fermées.

« Adaptons les règles »

Alors que faire ? « Adapter les règles de quarantaine et modifier les règles de fermeture des classes si la situation sanitaire le permet », répond Etienne Michel. Justement ce qui est sur la table des ministres et de la Santé et de l’Enseignement, qui négocient en coulisses cet après-midi. « Il faut aussi permettre le remplacement plus rapide des enseignants absents et suspendre temporairement les dispositions de contrôle des titres », poursuit le directeur du Segec. « Dans la mesure du possible et si nécessaire, on doit miser sur la collaboration des parents pour systématiser une politique de testing. »

Il serait également intéressant, selon Etienne Michel, « de définir un horizon temporel » (le ministre flamand de l’Enseignement, Ben Weyts (N-VA), parle de baromètre comme au fédéral). Enfin, pour soulager les esprits, il est aussi temps de prendre une décision relative à l’organisation des voyages scolaires, « au moins jusqu’aux vacances de Pâques ».

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3 Commentaires

  • Posté par DOMINIQUE SCHOLLAERT, mercredi 26 janvier 2022, 17:01

    Panique dans une société matérialiste, égoïste et individualiste...

  • Posté par Detez Olivier, mercredi 26 janvier 2022, 15:50

    Comme souvent depuis le début de la crise, si des mesures sont prises, elles ne seront sans doute plus très pertinentes car trop tardives...

  • Posté par Lecocq Annie, mercredi 26 janvier 2022, 19:24

    "Elles ne seront plus"...mais elles ne sont PLUS pertinentes et toujours en retard d'une guerre, ça c'est la belgique.

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