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Roberto Mancini en quête de «neuf» pour aller au Mondial

À deux mois des barrages pour la Coupe du monde, le sélectionneur italien réunit, cette semaine, 35 joueurs pour un stage de mobilisation. Un des enjeux sera de trouver la meilleure option en attaque, un poste où la Squadra est peu fournie…

Temps de lecture: 4 min

Immobile comme toujours ? Un revenant surprise comme Balotelli ? Des plus jeunes comme Raspadori ou Scamacca ? Le sélectionneur Roberto Mancini a deux mois pour trouver le buteur qui permettra à l’Italie de passer les incertains barrages sur la route du Mondial 2022.

Avant de rencontrer fin mars la Macédoine du Nord puis, en cas de victoire, le Portugal ou la Turquie, le technicien azzurro réunit jusqu’à vendredi 35 joueurs pour un stage de mobilisation. L’occasion de se livrer à une large revue d’effectif en attaque, maillon faible des champions d’Europe qui sont privés jusqu’à la fin de la saison du feu follet Federico Chiesa.

1 Immobile enfin en mode Lazio ?

Ciro Immobile reste le N.1 au poste d’avant-centre, comme il l’était pendant l’Euro. Mais il le doit d’abord à ses statistiques impeccables avec la Lazio : 17 réalisations en 19 matches pour le co-meilleur buteur de Serie A.

Avec la Nazionale (15 buts en 54 sélections), il est souvent plus emprunté et malchanceux. Il n’a plus marqué depuis le premier tour de l’Euro, et son absence sur blessure a pesé lourd en novembre, lorsque sa sélection a raté l’opportunité de se qualifier directement pour le Qatar (21 novembre-18 décembre).

Le Romain doit désormais justifier son statut avec l’Italie, dont il est le titulaire depuis cet été, après avoir été mis en concurrence pendant toute une saison avec Andrea Belotti. Ce dernier, souvent blessé, paraît distancé.

2 Le trio de Sassuolo ?

Sassuolo tient à disposition de Mancini un trio d’attaquants en grande forme : Domenico Berardi (27 ans, 23 sélections, 6 buts), qui avait brillé à l’Euro, et les jeunes Giacomo Raspadori (21 ans, 7 sélections, 1 but) et Gianluca Scamacca (23 ans, 2 sélections).

Depuis la dernière trêve internationale en novembre, ils brillent, auteurs à eux trois de 18 des 22 buts des Neroverdi, onzièmes de Serie A.

Berardi, après avoir eu du mal à repartir avec Sassuolo après l’Euro, a les arguments pour occuper le couloir droit orphelin de Chiesa. Mancini pourrait être tenté de lui associer – au moins en cours de match – ses partenaires pour profiter d’automatismes bien rodés.

3 L’heure de Kean ou Zaniolo ?

Après un an et demi quasiment sans compétition en raison de deux graves blessures aux genoux, l’ailier de la Roma Nicolo Zaniolo a repris l’été dernier et retrouve peu à peu son niveau. José Mourinho utilise ses qualités de percussion sur l’aile droite mais aussi régulièrement comme second attaquant de soutien.

Avec l’Italie (8 sélections, 2 buts), l’attaquant de 22 ans n’a rejoué qu’une demi-heure en septembre mais postule pour les barrages. L’heure est venue de briller pour l’espoir lancé à seulement 19 ans par Mancini, en mars 2019.

Les attentes ne sont pas moins grandes autour de Moise Kean, plus tout à fait un débutant en sélection (12 caps, 4 buts) malgré ses 21 ans. Mais l’ex-Parisien déçoit à la Juventus (3 buts en 17 matches). En manque de confiance, il n’a d’ailleurs pas été appelé pour ce stage de janvier par Mancini, qui ne semble pas compter sur lui pour mars.

4 Un pari « Balo »ou Joao Pedro ?

Le retour de Mario Balotelli (31 ans, 14 buts en 36 sélections) est la grande surprise dans la liste des invités au stage de trois jours au centre national de Coverciano. « Super Mario » n’a plus porté le maillot azzurro depuis plus de trois ans et semblait perdu pour la cause, après une demi-saison à Monza (en Serie B) puis un départ en Turquie, à Adana Demirspor.

« La technique ne s’oublie pas, c’est comme les coups de poing pour un boxeur. Mario frappe comme peu d’autres, en décembre il a marqué des trente mètres », a assuré dans la Gazzetta dello Sport son entraîneur en Turquie, l’Italien Vincenzo Montella.

En rappelant « Balo », Roberto Mancini montre surtout que les portes restent ouvertes à tous. Y compris à des joueurs qui n’espéraient sans doute pas un jour avoir une chance de porter le maillot de l’Italie, comme l’avant-centre de Cagliari Joao Pedro, né au Brésil il y a 29 ans. Naturalisé selon les règles de la FIFA, il fait aussi partie de ceux qui ont trois jours pour séduire Mancini.

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