Accueil Police et justice

Un accord sectoriel à 120 millions d’euros qui divise les syndicats de police

Deux syndicats ont accepté la proposition d’accord intermédiaire de la ministre Verlinden, qui a mis sur la table 120 millions d’euros sur la table pour revaloriser le cadre opérationnel et propose à tout le monde de se retrouver en 2024 pour voir si de nouvelles marges peuvent être dégagées. SLFP et SNPS approuvent, CSC et CGSP disent « niet ».

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Fumée grise. Deux syndicats policiers sur les quatre présents autour de la table dans le cadre des négociations ont approuvé le paquet de propositions qu’Annelies Verlinden (ministre de l’Intérieur, CD&V) avait préalablement soumis à leur opinion. Le SLFP et le SNPS ont accepté l’accord, la CGSP-Police et de la CSC Services Publics ont décidé de s’abstenir après avoir consulté leur base.

Que contient cet accord sectoriel ? Celui-ci convient de la mise à disposition d’une enveloppe de 120 millions d’euros pour revaloriser l’ensemble du cadre opérationnel de la police à hauteur de 1.000 euros brut par an (ce qui équivaut environ 70 euros net par mois, selon les calculs des syndicats, soit moins que les 100 euros initialement fixés comme l’objectif à atteindre par ces derniers). Le grade aspirant-inspecteur, jugé désavantagé par une précédente décision prise sous Jambon, devrait quant à lui faire l’objet d’une augmentation de salaire nette de 140 euros par mois. Dans un premier temps, du moins, car la ministre a également convenu avec les syndicats signataires de se retrouver en 2024 pour un second round de discussion, en vue de voir si d’ici là des marges supplémentaires pouvaient être trouvées au niveau budgétaire. Raison pour laquelle l’accord actuel est dit « intermédiaire ».

« Première depuis 2021 »

C’est ce qui a visiblement coincé pour la CGSP, qui jugeait notamment le seul montant de 120 millions d’euros insuffisant. Pour Eddy Quaino, délégué permanent, « le problème, c’est que cette phase 2 hypothétique est prévue pour l’année des élections. Nous dire qu’on va renégocier en 2024, une année de prudence budgétaire, ça ne tient pas. » Le syndicat rouge a déposé en conséquence un préavis de grève dans les mains de la ministre. « Celui-ci est normalement prévu à partir du 15 février ». Le préavis en moins, la CSC tient la même position.

Il en faudra plus pour entamer la satisfaction d’Annelies Verlinden. Après une âpre période de négociation avec les syndicats, la ministre peut souffler. À l’annonce de cet accord, celle-ci n’a pas manqué de se réjouir d’une décision qu’elle qualifie « d’amélioration substantielle » du statut de plus de 48.000 policiers. « Pour la première fois depuis la création de la police intégrée en 2001, une augmentation salariale structurelle de 5 % en moyenne est mise en œuvre, et les possibilités de carrière et les conditions de travail seront améliorées ». Du côté des syndicats qui ont approuvé le texte, on estime certes que cela n’est pas la panacée mais l’avancée est réelle. « 70 euros net par moi, je ne veux pas qu’on dise que c’est peanuts » clame Vincent Gilles, coprésident du SLFP. « Quand j’entends certains collègues qui disent que c’est une aumône… »

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Police et justice

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko