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JO d’hiver 2022: l’exploit de Clarey en descente, les Russes en or en patinage artistique… ce qu’il ne fallait pas rater cette nuit (vidéos)

La nuit a été agitée aux Jeux Olympiques d’hiver.

Vidéo - Temps de lecture: 4 min

Durant la nuit de ce lundi, plusieurs athlètes ont brillé aux Jeux Olympiques d’hiver à Pékin.

En patinage artistique, les Russes en or dans l’épreuve par équipes

L’équipe russe sous drapeau neutre, portée par Kamila Valieva, a été sacrée championne olympique dans l’épreuve par équipes de patinage artistique, lundi à Pékin.

Au bout des quatre programmes courts et des quatre programmes libres, les Russes ont totalisé 74 points et ont devancé les Etats-Unis de Nathan Chen (65 pts) et le Japon de Yuma Kagiyama et Shoma Uno (63 pts).

Valieva, 15 ans seulement et jusque-là invaincue pour son premier hiver en seniors, a dominé le programme libre lundi, avec 178,92 points, comme elle avait déjà dominé le court la veille. La jeune Russe est devenue à cette occasion la première patineuse de l’histoire à réussir un quadruple saut --et même deux-- sur la glace olympique.

Lors de cette dernière des trois journées de compétition, les Russes se sont aussi imposés dans le programme court couples, avec leurs champions du monde et d’Europe en titre Anastasia Mishina et Aleksandr Galliamov, et ont pris la deuxième place de la danse libre avec Victoria Sinitsina et Nikita Katsalapov, pourtant eux aussi champions du monde et d’Europe en titre.

Ce sont les Américains Madison Chock et Evan Bates qui se sont classés premiers de la danse libre.

La Russie avait été titrée une première fois dans cette épreuve par équipes lors de son entrée au programme olympique en 2014 à Sotchi. Le Canada avait été médaillé d’or il y a quatre ans à Pyeongchang, en Corée du Sud.

En ski alpin, Clarey la quarantaine rugissante, 2e de la descente derrière Feuz

Le vétéran français Johan Clarey a réussi l’exploit de décrocher à 41 ans la médaille d’argent de la descente des Jeux olympiques de Pékin lundi, sur une piste inédite, à seulement 10 centièmes du Suisse Beat Feuz, apportant un deuxième podium à la France.

À cet âge, il devrait être entraîneur, consultant, ou pourrait sagement encourager ses coéquipiers depuis son salon. Mais non, après avoir fêté ses 41 ans début janvier, Johan Clarey a pris tous les risques pour signer le plus grand exploit de sa carrière en terminant deuxième de l’épreuve reine des Jeux en ski alpin.

Après le report de la course de dimanche à lundi en raison du vent, c’est sous un grand soleil, et avec un vent apaisé (10 km/h et des rafales de 24 km/h au départ), que le Français a décroché sa première médaille olympique en quatre participations. Il explose le record du médaillé le plus âgé en ski alpin, jusqu’ici détenu par l’Américain Bode Miller qui avait 36 ans lorsqu’il avait remporté le bronze du super-G en 2014.

Vice-champion du monde du super-G en 2019, auteur de neuf podiums en Coupe du monde dont une 2e place à Kitzbühel en janvier, il a manqué 10 centièmes à Clarey pour devenir l’héritier des Bleus Antoine Dénériaz (2006), Jean-Luc Crétier (1998), Jean-Claude Killy (1968), Jean Vuarnet (1960) et Henri Oreiller (1948), tous sacrés sur la descente olympique.

« Quand on gagne une médaille, avoir 20 ou 40 ans, ce n’est pas important. J’ai donné mon maximum, j’ai voulu prendre beaucoup de risques, je n’avais qu’une chance de ramener une médaille olympique, je savais qu’à 41 ans, je n’aurais plus de JO derrière moi. Je savais quand je descendais que j’allais vite, mais on ne sait jamais en descente si c’est suffisant pour faire une médaille ou pas », a-t-il expliqué, tout sourire.

Mais comme en 2021 à Kitzbühel, il a buté sur le Suisse Beat Feuz, le meilleur descendeur des quatre dernières années, pour la première fois titré aux JO après le bronze de la descente et l’argent du super-G en 2018 à Pyeongchang.

Avec ce titre sur la scène la plus prestigieuse du monde sportif, Feuz (34 ans) a atteint le but d’une vie et gravé son nom dans les mémoires. L’histoire le retiendra aussi comme le premier champion olympique d’une montagne sans neige, transformée pour l’occasion par un pays qui n’avait jamais accueilli de compétition internationale de ski alpin.

Sur ce ruban de 3 km, serpentant entre les rochers et buissons d’un massif aride, le Bernois a de nouveau usé de ses talents d’ensorceleur des pistes. Le skieur au physique potelé, un peu serré dans son dossard taille standard, avait encore assez de force pour faire voler son ski droit directement du pied à la main à l’arrivée.

L’Autrichien Matthias Mayer est venu cueillir à 16 centièmes du Suisse une troisième médaille en trois éditions des Jeux, après l’or de la descente en 2014 et du super-G en 2018.

Le début de course a encore rappelé la dangerosité de l’exercice, avec la lourde chute de l’Allemand Dominik Schwaiger, dossard N.2, évacué sur une barquette après une interruption d’une quinzaine de minutes.

 

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1 Commentaire

  • Posté par Drumberg Benoit, lundi 7 février 2022, 9:17

    Qui dit que les Français sont arrogants ? Ils ne savent déjà plus se tenir après une médaille d'argent !

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