Ukraine: la Russie mise sur les BTG, ces groupes tactiques armés qui font peur à l’Otan
Ils sont équipés et entraînés pour progresser à vitesse maximale, éliminant toute résistance sur leur passage grâce à un soutien aérien.
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A chaque époque son critère d’évaluation de la force militaire. Athènes comptait les trirèmes, Rome, les légions, l’Empire britannique, les navires et les Etats-Unis, les porte-avions. Staline, quant à lui, évaluait l’importance d’une Nation à son nombre de divisions blindées, à tel point que lors de la conférence de Yalta, il n’avait pas hésité à répondre aux demandes de Pie XII par une question méprisante : « Combien le pape possède-t-il de divisions ? » Et aujourd’hui, que de l’URSS, il ne reste plus que la Russie, Poutine a réformé les rangs, confiant son ambition aux « groupes tactiques », plus connus sous l’acronyme BTG, groupes tactiques de bataillon.

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Il semblerait que les russes veuillent refaire la bataille du Dniepr de la seconde guerre mondiale pour gagner un accès à la Mer Noire, mais en s'arrêtant devant Kiev, qui serait le pas de trop pour déclencher la troisième.
Qui a pondu cette ânerie? Une ABCT (Armored Brigade Combat Team) américaine, càd l'unité de bataille américaine équivalente au BTG russe, a la capacité de détruire en moyenne 4 BTG avant d'être rendue inopérante elle-même. En 2014, l'armée ukrainienne elle-même a mis en déroute sans coup férir plusieurs BTG, notamment en recourant à des chars opérant en équipes, comme des binômes, ne cessant jamais de tirer sur les chars russes et finissant par détruire ces derniers. Et lorsque les BTG ont défait les forces ukrainiennes leur faisant face, ces dernières ont rapidement pu se regrouper à l'arrière et reprendre le combat, ce qui est impossible pour un BTG défait. La faiblesse congénitale des BTG vient en fait de ce qui fait leur force: la concentration de moyens mécaniques et d'artillerie. Le revers de la médaille est qu'ils ne s'appuient sur aucune infanterie de combat en soutien ni aucune réserve, mais bien sur des milices ou des mercenaires pour sécuriser les zones prises à l'ennemi. Ainsi, leurs flancs et leurs lignes de ravitaillement restent extrêmement vulnérables à toute contre-attaque typique de ce genre d'engagement. Le terrain gagné est hypothétique s'il ne peut être tenu et défendu par les milices. En outre, le ravitaillement des BTG étant assuré par des camions, il ne peut pas les suivre à- travers champs. Ainsi, en pratique, toute éventuelle percée effectuée par un BTG est limitée à 30 km. La pointe de la lance est acérée, mais le reste ne suit pas.
Ah, il n'y a pas à dire. Quand on a développé un tel joujou hyper performant capable de détruire toute vie sur son passage à la vitesse de l'éclair, grande grande est la tentation de faire joujou avec dans un beau test grandeur nature, histoire de montrer comme on est plus forts que tout le monde... L'Ukraine est le bac à sable tout trouvé. Économie de pourparlers, de blabla interminables, de négociations... Rien de tel que le fait accompli sans aucune déclaration de guerre. N fabrique de toutes pièces un prétexte et ensuite on envahi, on bousille tout sur son passage et après on dicte ses conditions. Le droit international, la souveraineté des États et de leurs frontières ? Balivernes que tout cela.
@Jean Luc Sur Omaha beach par exemple?
"Le droit international, la souveraineté des États et de leurs frontières ? Balivernes que tout cela." - En effet: les USA le prouvent depuis des décennies.