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Violences sexuelles et sexistes: le monde universitaire sort du silence

Chercheurs, chercheuses surtout, profs, collaborateurs scientifiques font l’événement en braquant les projecteurs sur une réalité trop souvent passée sous silence : le sexisme ordinaire dans l’enseignement supérieur.

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Temps de lecture: 4 min

Un collectif de plus d’une centaine de professeurs, scientifiques, membres du personnel administratif et technique de toutes les universités francophones tire la sonnette d’alarme et demande aux établissements d’enseignement supérieur de faire de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles une priorité, de passer « de la parole aux actes » et de s’attaquer aux fondements de ces violences : le sexisme ordinaire. L’appel de la carte blanche interuniversitaire à sortir du déni fait écho aux affaires de harcèlement ou comportement transgressif qui secouent depuis plusieurs jours les universités flamandes.

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18 Commentaires

  • Posté par Demaseure Thierry, jeudi 10 février 2022, 18:58

    Il est question de changer le cadre légal à propos de comportements intempestifs dans nos universités. Si je m'en réfère à la condamnation pénale de ce professeur d'université, au demeurant également magistrat Conseiller de Cour d'Appel, pour ses comportements inappropriés à l'occasion des examens vis-à-vis des étudiantes qui suivaient son cours, je ne pense pas que le problème se situe au niveau du cadre légal. En effet, si je me souviens bien, cela remonte aux années 1980 et il ne s'agissait pas de choses aussi graves qu'un viol ou une relation non consentie. Le problème est plutôt au niveau de la volonté ou non d'appliquer le cadre légal existant, généralement pour de mauvaises raisons. Je pense par exemple à la réputation de l'Université qui, bien évidemment, souffrira bien plus dans sa réputation lorsque le scandale éclatera, ce qui, en tout cas au regard des années 1980, est actuellement plus que probable à cause des ou grâce aux réseaux sociaux. Un des rares bénéfices des réseaux sociaux d'ailleurs par rapport à toutes leurs dérives ... Par ailleurs, j'aime beaucoup cette université qui justifie une sanction fin janvier 2022 suite à une plainte de 2015 par une procédure interne approfondie. En effet, le moins que l'on puisse attendre d'une procédure interne ayant duré au moins 6 ans c'est qu'elle fut tout particulièrement "approfondie" ! Enfin, je pose la question aux modérateurs du Soir de savoir s'il n'est pas temps de fermer la porte aux commentaires sinon haineux, en tout cas plus que déplacés de certains contributeurs. Ils devraient se reconnaître facilement puisqu'il leur suffira de se relire ...

  • Posté par Chalet Alain, jeudi 10 février 2022, 15:43

    Le simple fait de voir le point médian polluer cet article en prouve la médiocrité. En effet, outre son inutile lourdeur, ce point montre explicitement ne considérer que les personnes des 2 sexes classiques, alors que la forme masculine utilisée comme neutre s'adresse aussi à toutes les autres, même à celles qui se veulent "sans sexe". Tout cela va-t-il donner des idées à certains hommes, qui vont s'offusquer de se voir considérer comme des personnes (mot grammaticalement féminin) et vont donc exiger qu'on dise qu'ils sont des persons? Les plus stupides exigeront sans doute même qu'on parle de person.nes!

  • Posté par Kolp Manuel, jeudi 10 février 2022, 15:12

    Ca arrange aussi certaines et certains de mettre en avant dans les milieux universitaires et scientifiques de tout poil, aujourd'hui, le harcèlement lié au genre. Ca permet aussi surtout de cacher sous une couche de tapis supplémentaire le harcèlement classique, burn-out, surcharge, statut précaire, abus d'autorité, ... tout court! Comme dans les médias finalement.

  • Posté par Chalet Alain, jeudi 10 février 2022, 13:26

    Tant qu'on considèrera que c'est toujours le même sexe qui fait mal les choses, cela prouvera qu'on est prisonniers de dogmes qui nous empêchent de juger ces choses de façon correcte et équilibrée. Le rigorisme moralisateur qu'on veut actuellement nous imposer ne mène nulle part, car il veut juger les hommes comme s'ils étaient des femmes. Mais hommes et femmes sont différents, leur sexualité s'exprime donc différemment et nous devons en tenir compte dans notre façon de juger les choses. Cela ne veut pas dire qu'on ne doit pas combattre la violence physique. Mais 1) au lieu de ne voir qu'elle, il faut aussi voir ce qui la provoque et 2) il faut mettre la violence psychologique et manipulatrice sur le même pied que la violence physique. Cette opinion va bien sûr à contre courant des dogmes actuels, qu'il serait grand temps de réviser dans leur ensemble. D'autres cultures sont bien plus raisonnables que la nôtre dans ce domaine et nous avons bien tort de les considérer comme inférieures, car ne partageant pas nos valeurs que nous avons sottement qualifiées d'universelles, alors qu'elles sont très nouvelles et changeantes.

  • Posté par massacry olivier, jeudi 10 février 2022, 17:11

    <D'autres cultures sont bien plus raisonnables que la nôtre dans ce domaine > exemple? Et n'oubilez pas la violence physique n'est pas que physique, elle est aussi et surtout psychologique, et c'est à ce niveau que les blessures sont les plus douloureuses ! Dire que < Mais hommes et femmes sont différents, leur sexualité s'exprime donc différemment et nous devons en tenir compte dans notre façon de juger les choses.> n'est qu'une façon de légitimer cette violence, en la rendant < naturelle>, bref votre comportement se réduirait-il qu'à l'instinct de votre bite?

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