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L’Europe a une arme pour sauver l’Etat de droit, elle doit l’utiliser

Le ver du recul démocratique est dans le fruit, il faut trancher et frapper un bon coup, malgré le risque.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 3 min

L’Union européenne, et en premier lieu la Commission européenne, dispose désormais d’une nouvelle arme de destruction massive des atteintes à l’Etat de droit, avalisée ce mercredi par la plus haute instance juridique de l’Union après un patient et minutieux examen. C’est historique et c’était surtout vital : la Cour européenne de justice permet désormais à la Commission de sanctionner financièrement les membres coupables de ces violations. Un instrument d’autant plus efficace qu’il peut aujourd’hui signifier la privation des fonds liés à la facilité pour la reprise et la résilience, cruciaux pour toutes les économies.

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10 Commentaires

  • Posté par Chalet Alain, jeudi 17 février 2022, 17:55

    Cette histoire d'état de droit semble malheureusement n'être qu'un prétexte pour essayer d'imposer nos prétendues "valeurs universelles", qui sont ici surtout les derniers délires "progressistes"... en constante évolution et donc pas du tout universels. Heureusement.

  • Posté par Naeije Robert, jeudi 17 février 2022, 13:37

    La séparation des pouvoirs est la condition même de l'état de droit, c'est évident. Mais, l'indépendance de la justice ne peut être absolue. Les juges sont sinévitablement ensibles aux opinions publiques. Il d'ailleurs est des états parfaitement démocratiques où ils sont élus. Les membres de la Cour Européenne de Justice sont nommé par les grouvernements des états membres, dans des conditions peu transparentes. On n'est même pas sûr que les heureux élus soient tous diplomés doccteurs en droit. A tout hasard voyez les discussions en cours en France sur les nouvelles nominations à la Cour Constitutionnelle. On y pousse des directeurs de cabinet ministériels "méritants" et même une professeur de géographie et d'histoire. Tout cela pour dire que la pression mise sur la Pologne et la Hongrie par les politiciens de l'UE et leur CJUE paraît fort idéologique. On aimerait être rassuré que ces états ne subissent d'énormes sanctions financières pour ne pas vouloir de propagande "open borders" ou LBTGQ+ dans les écoles... comme le prétendent les gouvernements concernés.

  • Posté par STORDIAU Pierre, dimanche 20 février 2022, 13:55

    @Naeije Robert. Ce que vous dites n'est hélas pas entièrement faux. Il m'importe cependant de marquer mon désaccord avec la démarche "populiste" du club "de Vizograd" : Le populisme utilise le célèbre modus operandi du "mélanger le vrai pour faire passer le faux" . Par ex. aucun pays européen n'admet le "passage clandestin" de ses frontières ... mais elle doit faire face a de grandes difficultés pour le contenir et prétendre le contraire est le faux propagé par ces populistes. La ligne rouge à ne pas franchir étant l'indépendance absolue des trois pouvoirs en Démocratie (Législatif; Exécutif et Judiciaire)... ce qui fut hélas le cas dans l'histoire dit de l'interdiction du voile à la STIB et où le politique est intervenu pour empêcher la STIB de se pourvoir en Appel . Méfiance aussi avec le concept LGBTQ+ , car il faut bien distinguer l'ostracisation par rapport à l'élévation en "norme" de celle-ci.

  • Posté par Chalet Alain, jeudi 17 février 2022, 13:13

    A force de tout vouloir réglementer et de définir des "droits" de plus en plus nombreux, "progressistes" et farfelus, il ne faut pas s'étonner que certains ne soient pas respectés et que la notion même de droit finisse par s'estomper.

  • Posté par Staquet Jean-Marie, jeudi 17 février 2022, 12:17

    Hier, le Parlement européen a encore voté le don de fait de 1,3 milliard d'euros aux oligarques ukrainiens, après avoir donné de l'argent... aux talibans. Quant à Erdogan, il continue de percevoir sa rente bien à son aise. C'est beau l'Etat de droit.

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