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«I Silenti», l’indicible douleur du peuple rom

Croisant les madrigaux de Monteverdi, le jazz et la musique rom, Lisaboa Houbrechts et Fabrizio Cassol livrent un spectacle dense et bouleversant sur une extermination oubliée.

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Chef adjoint au service Culture Temps de lecture: 3 min

Dans le noir absolu, le tintement infime de quelques clochettes ou grelots. Petit à petit, deux silhouettes apparaissent sur le plateau, encore floues, imprécises. Deux silhouettes sombres au milieu d’un plateau totalement blanc où se dresse sur la gauche une sorte de praticable tout en longueur.

Arrivées en fond de scène, les deux silhouettes se séparent, les tintements s’éteignent. Tcha Limberger, violoniste aveugle au cœur de ce projet est désormais à pied d’œuvre et la plainte qu’il tire de son instrument fait surgir de l’ombre d’autres silhouettes, de plus en plus claires, visibles. Comme dans une procession à la William Kentridge, elles défilent sur le plateau tout en chantant. Des voix lumineuses (celles, magnifiques, de Claron Mcfadden, Nicola Wemyss et Jonatan Alvarado) qui semblent s’envoler vers les cieux. Contraste total avec la musique sombre, portée par la contrebasse et les accents déchirants du violon.

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