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Coronavirus: le CEB, le CESS et le CE1D adaptés

Comme l’année dernière, les épreuves externes certificatives (CEB, CESS, CE1D) se baseront sur des essentiels de matière déterminés par l’administration de l’enseignement.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

La ministre de l’Education, Caroline Désir (PS), l’avait annoncé. Pour pallier les perturbations inhérentes à la crise sanitaire et leurs impacts significatifs sur l’apprentissage des élèves, plusieurs actions seraient prises. L’administration de l’enseignement devait publier avant le début des vacances de carnaval une circulaire reprenant les priorités dans l’organisation des apprentissages. C’est désormais chose faite.

Comme l’année dernière, les épreuves externes certificatives (CEB, CE1D, CESS) se baseront sur des « essentiels » de matière déterminés par l’administration de l’enseignement. Il s’agit des points de matière à aborder en priorité, année par année. « Dans le cas où, en raison de la situation sanitaire, toute la matière n’aurait pas pu être enseignée, une procédure est mise en place comme l’an dernier pour aider le conseil de classe à prendre sa décision », précise la circulaire.

Concrètement, les enseignants seront invités à faire le bilan des matières qui n’ont pu faire l’objet d’un apprentissage et ce préalablement à l’épreuve certificative. En cas d’échec de l’élève, l’enseignant devra calculer, à titre indicatif, le score obtenu à l’épreuve en ne prenant pas en compte les questions liées à ces matières non vues. Les questions ne peuvent être supprimées à l’avance. Les scores « officiel » et indicatif seront analysés lors du conseil de classe afin de prendre la décision la plus juste. Il en revient en effet au conseil de classe de prendre la décision finale. Néanmoins, la motivation de la décision ainsi que le score indicatif devront être transmis aux parents. Seule l’épreuve de français du CESS qui se base sur les apprentissages des années précédentes fera exception à cette nouvelle règle.

Recommandations pour les autres années

La ministre de l’Education recommande également de mobiliser ces essentiels dans toutes les années d’étude, de la maternelle au secondaire, qu’elles soient ou non concernées par l’organisation des épreuves externes en juin prochain. « Il me semble en effet préférable d’éviter une course à la récupération des matières non vues en favorisant des conditions d’enseignement propices à l’acquisition des savoirs, savoir-faire et compétences de base incontournables dans le parcours scolaire des élèves », insiste la ministre socialiste. Une version actualisée des essentiels de l’année 2020-2021 a d’ores et déjà été publiée sur le site de l’administration de l’enseignement. « Les points de matières retenus pour l’enseignement fondamental restent identiques. Pour l’enseignement secondaire, un effort de simplification a été opéré au niveau des priorités identifiées en mathématiques et en sciences, et seules les thématiques développées en langues modernes ont été modifiées. »

Les directions sont désormais invitées à informer les parents de ces dispositions spécifiques, en particulier celles permettant au conseil de classe de prendre une décision adaptée lorsque toute la matière n’a pas pu être enseignée.

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9 Commentaires

  • Posté par Donatien Cuber, mercredi 23 février 2022, 16:23

    Aaah il ne manquait plus que la rengaine des Wallons attardés et des Flamands travailleurs et intelligents. Vous n'avez pas du souvent mettre les pieds en Flandres : leur connaissance de leur propre langue est au mieux approximative, quant au français ou à l'anglais, c'est loin d'être au top.

  • Posté par collin liliane, mercredi 23 février 2022, 17:45

    Quand on parle du nord du pays, on écrit en Flandre; et non en FlandreS, ce qui exclut la province d'Anvers, le Brabant flamand et le Limbourg.

  • Posté par collin liliane, mercredi 23 février 2022, 17:41

    @ S M Ne déprimez pas:-) Comme l'explique le Cuberdon, ce qui est important dans l'existence, ce n'est pas niveau scolaire. C'est de savoir distinguer les différents périodes de Picasso, reconnaître le style gothique perpendiculaire et ne pas confondre triglyphes et métopes; ainsi que de comprendre les implications de l'allégorie de la caverne, s'interroger sur les divergences entre Rousseau et Voltaire et ne rien ignorer de ce que Bergson pense du rire. Ce qui, comme chacun sait, ne nécessite qu'un léger bagage scolaire.

  • Posté par S M, mercredi 23 février 2022, 17:07

    Je ne mets effectivement plus les pieds en Flandre depuis son virage trop à droite à mon goût. Mais je lis les statistiques et, surtout, j'ai, depuis 35 ans, les étudiants devant moi. Savez-vous que les techniques de délibération peuvent faire réussir avec plusieurs 5 ou 6 sur 20 ? Où est l'excellence ? Pourquoi étudier ? Pensez-vous que c'est pareil partout ? Ne pas dire le problème, c'est être certain de ne pas lui apporter des solutions.

  • Posté par collin liliane, mercredi 23 février 2022, 16:52

    Un peu de lecture? "Pisa 2018: Nos élèves reculent encore un peu en lecture, mais tout n'est pas négatif".

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