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Rapport du Giec: la Coalition Climat appelle l’État belge à «prendre ses responsabilités»

L’association belge appelle l’Etat à prendre ses responsabilités. « L’inaction n’est plus une option. » La Coalition Climat souhaite une politique ambitieuse en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Temps de lecture: 4 min

L’inaction n’est plus une option », a déclaré lundi le président de la Coalition Climat, Nicolas Van Nuffel, en réaction au nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). « Non seulement elle tue mais elle coûtera des milliards à l’économie belge et aura de lourdes conséquences pour les générations futures. » L’association belge appelle l’État à « prendre ses responsabilités » en mettant en place une politique ambitieuse en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Rappelant les accords de Paris, signés lors de la Cop 21 et destinés à limiter le réchauffement de la planète à 1,5ºC, la Coalition Climat plaide pour un « Green New Deal belge ». Dans un memorandum, l’ASBL, qui réunit plus de 80 organisations de la société civile belge, propose 100 solutions pour lutter contre la crise climatique tout en garantissant une « transition juste » d’un point de vue social.

Sur ce dernier point, la Coalition Climat rappelle que « la crise climatique renforce les inégalités » tant en Belgique que sur toute la planète. « On l’a vu l’été dernier, ce sont les plus précaires qui sont les plus affectés par les conséquences du réchauffement planétaire », souligne Nicolas Van Nuffel, faisant référence aux inondations qui ont dévasté plusieurs zones de Wallonie en juillet 2021.

La responsabilité des pays les plus riches

L’association souligne par ailleurs la responsabilité des pays les plus riches dans le réchauffement de la planète. Elle les exhorte à soutenir de façon « juste et suffisante » les pays les plus vulnérables à la crise climatique. « Alors qu’ils en subissent les plus lourdes conséquences, ces pays sont les moins responsables de la crise climatique », précise la Coalition. « Une première solution serait tout simplement que les pays riches respectent leurs promesses en termes de financement climat international. »

Dans son dernier rapport publié lundi, intitulé « Impacts, adaptation et vulnérabilité », le Giec constate que le changement climatique a déjà provoqué des « dommages substantiels » à divers écosystèmes et que l’ampleur de son impact est plus importante que celle estimée lors d’évaluations précédentes. Le rapport souligne en outre qu’approximativement 3,3 à 3,6 milliards de personnes sur Terre vivent dans des contextes hautement vulnérables au changement climatique. Actuellement, les scientifiques estiment que la planète s’est déjà réchauffée de près d’1,1ºC.

La réaction de Jean-Pascal van Ypersele

« Des pays, des régions entières sont menacés, parfois dans leur existence même ; je pense en particulier à l’Afrique et aux petites îles. D’une manière générale, les pauvres sont les plus vulnérables, mais les plus riches ne sont pas à l’abri, même en Europe », a expliqué Jean-Pascal van Ypersele (UCLouvain), qui était membre de la délégation belge à la plénière qui a adopté ce deuxième rapport du sixième cycle d’évaluation du Giec.

« La gravité des conséquences du dérèglement climatique augmente plus vite encore que le réchauffement », s’inquiète encore M. van Ypersele, pour qui « il est donc plus important que jamais de tout faire pour que le réchauffement global soit limité à l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris », à savoir une limitation du réchauffement mondial à maximum 1,5ºC par rapport à l’ère pré-industrielle. D’après les experts climat de l’Onu, la hausse du mercure atteint déjà près d’1,1ºC.

Pour le scientifique belge, « il est possible d’agir » mais pour cela, « il faut accélérer la prise de mesures d’adaptation à la partie inévitable des changements climatiques, et il faut le faire en intégrant le plus possible ces mesures dans un cadre plus large, où l’on considère aussi les objectifs de développement durable, comme la protection de la nature et la réduction des inégalités et des injustices. »

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4 Commentaires

  • Posté par D L, mardi 1 mars 2022, 9:32

    A force de marteler toujours les mêmes menaces, cette coalition Climat de névrosés dogmatiques produit juste l'effet contraire. Ce qu'ils veulent, c'est détruire notre monde en nous imposant notre manière de manger, de nous déplacer, de voyager, de nous divertir et jusqu'à penser avec leur culture woke qui tend à éliminer notre grand passé. Cessons d'écouter ces cons.

  • Posté par Monsieur Alain, lundi 28 février 2022, 14:46

    Pour l'heure, dans l'immédiat, nous essayons tous collectivement de sauver notre peau et notre modèle démocratique. Après, mais seulement après nous pourrons revenir au moyen et long terme - encore faut-il qu'il y ait un après. Mais peut-être que Poutine et Xi-Jing-Ping ont un modèle sociétal qui plairait au GIEC et ses aficionados.

  • Posté par Dagnelie Raphaël, lundi 28 février 2022, 13:52

    Actuellement on est confronté à des problèmes plus importants que l'écologie dogmatique et sans avenir pour la planète

  • Posté par Rabozee Michel, lundi 28 février 2022, 13:39

    Que la Coalition Climat aille parler à Tinne, qui n'en démord pas de son gaz au détriment du nucléaire bon marché et sans émissions de CO2 ! Et aussi aux Verts allemands, qui voudraient prolonger leur utilisation du charbon (au lieu de relancer des centrales nucléaires... ils ont néanmoins dit qu'ils gardaient celles encore en activité).

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