Accueil Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine: la Russie menace les pays qui envoient des armes à l’Ukraine (direct)

Au cinquième jour de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a poussé plus d’un demi-million d’Ukrainiens à fuir leur pays, les tensions restent au plus haut.

Temps de lecture: 5 min

Lundi, le ministre des Affaires étrangères russes a fait savoir que les pays qui fournissent des armes militaires à l’Ukraine seront également tenus pour responsables. Le ministère a, par ailleurs, affirmé que les sanctions de l’Union européenne ne resteraient pas sans réponses.

Plus tôt lundi, la Suisse suivie de la Suède et de la Finlande ont aussi pris la décision d’envoyer des armes à l’Ukraine.

Les combats se poursuivent

Peu de temps après la fin d’une première réunion de négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine, au moins deux grosses explosions ont retenti lundi dans la capitale ukrainienne Kiev, rapportent des médias ukrainiens.

Depuis Kharkiv, l’agence de presse ukrainienne Unian rapporte au moins trois explosions. Les sirènes d’alerte de raids aériens ont également sonné dans d’autres centres régionaux. Unian a aussi diffusé une vidéo montrant une grosse boule de feu dans le ciel noir au-dessus de Kiev.

Les tirs de roquettes sur Kharkiv ont fait plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés, a déclaré un conseiller du ministère ukrainien des Affaires étrangères. Le gouverneur régional a confirmé 11 morts, tout en craignant que ce bilan ne s’alourdisse.

« Le monde entier doit voir cette horreur », a souligné l’attaché du ministère, Anton Herasjtsjenko, dans une vidéo où l’on voit plusieurs tirs de roquettes s’abattre sur un quartier de Kharkov. « L’ennemi russe bombarde des quartiers résidentiels », a écrit le gouverneur régional Oleg Sinegoubov sur les réseaux sociaux. « À cause de ces bombardements toujours en cours, nous ne pouvons pas recourir aux services de secours (…) Actuellement, il y a 11 morts et des dizaines de blessés », a-t-il ajouté.

Dans le même temps, Boris Johnson a condamné les bombardements russes « barbares » contre des civils. Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a lui condamné une « campagne militaire russe devient de plus en plus brutale ».

Entretien entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré lundi à son homologue français Emmanuel Macron exiger la reconnaissance de la Crimée comme territoire russe, la « dénazification » du gouvernement ukrainien et un « statut neutre » de Kiev, comme préalable à la fin de l’invasion de l’Ukraine.

M. Poutine a demandé « la reconnaissance de la souveraineté russe sur la Crimée, l’aboutissement de la démilitarisation et de la dénazification de l’Etat ukrainien et la garantie de son statut neutre » en préalable à tout règlement, a déclaré le Kremlin dans un communiqué, après un entretien téléphonique entre les deux chefs d’Etat.

De nouvelles sanctions européennes

Les Européens et leurs alliés sont prêts à prendre des sanctions supplémentaires contre la Russie, a indiqué lundi l’Élysée, après une visioconférence qui réunissait les dirigeants français, américain, britannique, canadien, allemand, italien, japonais, polonais et roumain, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’Otan.

Ces mesures, qui ont été examinées lors de cette réunion, seront « de diverse importance », comme la possibilité de cibler de nouvelles banques, d’autres oligarques ou même le fonds souverain russe, selon cette source.

« D’autres sanctions seront prises, c’est une priorité » et pourraient l’être « dans les prochains jours » car « l’urgence est de relever le coût de la guerre pour le président (Vladimir) Poutine », a indiqué la présidence française, en estimant que les sanctions déjà prises « font plus mal que le président Poutine ne l’avait anticipé ».

« Il y a de la réserve, nous avons encore beaucoup de marge de manoeuvre », ont commenté les conseillers de l’Élysée, après la visioconférence entre Emmanuel Macron, Joe Biden, Olaf Scholz, Mario Draghi, Boris Johnson, Justin Trudeau, Andrzej Duda, Fumio Kishida, Klaus Iohannis, Ursula von der Leyen, Charles Michel et Jens Stoltenberg.

« Tout cela porte atteinte aux intérêts russes et a un coût pour les économies européennes, mais compte tenu de la gravité de ce que fait Vladimir Poutine, le choix est clair et univoque de renchérir le coût de la guerre pour lui », « pour qu’il réalise que le coût est exorbitant et change son calcul ». « Nous prendrons les sanctions utiles pour cet objectif », a ajouté l’Élysée.

« Deuxième round » de pourparlers

C’est dans ce contexte que des délégations russe et ukrainienne ont entamé ce lundi au Bélarus de premiers pourparlers au cinquième jour de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a poussé plus d’un demi-million d’Ukrainiens à fuir leur pays.

Selon la présidence ukrainienne, Kiev comptait demander lors des discussions « un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes (russes) du territoire ukrainien ». Le président Zelensky, qui ne participe pas aux négociations, la délégation ukrainienne étant conduite par le ministre de la Défense Oleksiï Reznikov, a appelé depuis Kiev les soldats russes à « déposer les armes ». Il a également demandé à l’Union européenne (UE) une intégration « sans délai » de l’Ukraine. « Je suis sûr que c’est juste. Je suis sûr que c’est possible », a-t-il lancé.

Le chef de la délégation russe, le conseiller du Kremlin Vladimir Medinski, a de son côté indiqué vouloir « trouver un accord » avec Kiev qui soit « dans l’intérêt des deux parties ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a refusé d’énoncer les exigences russes, soulignant que les négociations devaient se faire « dans le silence ».

En fin de journée lundi, les deux délégations ont quitté la table des négociations et rentrent pour « consultations dans leurs capitales respectives », après avoir convenu vouloir un « deuxième round » de pourparlers, ont annoncé lundi les deux parties.

« Les parties ont établi une série de priorités et thèmes qui demandent certaines décisions » avant un deuxième tour de pourparlers, a déclaré Mikhaïlo Podoliak, l’un des négociateurs ukrainiens. Selon son homologue russe, Vladimir Medinski, la nouvelle rencontre aurait lieu « bientôt » à la frontière polono-bélarusse.

Retrouvez les dernières informations en un coup d’œil sur www.lesoir.be

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

18 Commentaires

  • Posté par Brunet Maxime, lundi 28 février 2022, 23:29

    Bizarre, je trouve que l'armement ukrainien ressemble comme 2 goûtes d'eau au russe. C'est la Russie qui a armé l'Ukraine !

  • Posté par Staquet Jean-Marie, lundi 28 février 2022, 23:54

    Une partie considérable des usines d'armement de l'URSS se trouvait en Ukraine, et même des sites critiques: bureaux d'ingénierie, chantiers navals, constructeur Antonov, etc. Le pays en a hérité, on peut pas dire qu'il en ait tiré un parti énorme. Il n'en reste pas moins que sous certains aspects, si les Russes ont dû reconstituer des infrastructures par la suite, on peut même dire sans rire que c'est l'Ukraine qui a équipé la Russie. Le char T-64 est un char ukrainien. Je me demande s'ils ne l'utilisent pas encore.

  • Posté par Lecocq Jean-Louis, lundi 28 février 2022, 23:40

    L’Ukraine faisait partie de l’URSS et a par tradition continé à s’équiper en armement russe.

  • Posté par Debersaques Bart, lundi 28 février 2022, 22:00

    Es-ce qu'on peut avoir un mandat internationale pour crimes de guerre contre lui? Est-ce que on peut condamner la Federation Russe comme état terroriste?

  • Posté par Otte Gérard, mardi 1 mars 2022, 2:07

    Est-ce qu'on peut rêver: oui, c'est permis car non encore interdit.

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en Guerre en Ukraine

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une