Accueil Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine: les bombardements se poursuivent, voici les exigences russes pour stopper l’invasion

Alors que les dirigeants européens sont réunis depuis jeudi soir à Versailles pour aborder la demande d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, les bombardements russes se poursuivent deux semaines après le début de la guerre.

Temps de lecture: 4 min

Plus de deux semaines après le début de l’invasion russe en Ukraine, les bombardements se poursuivent dans plusieurs villes du pays. Côté russe, Vladimir Poutine a exprimé à plusieurs reprises ses exigences pour stopper l’invasion. Du côté ukrainien, le président ukrainien Zelensky a estimé, dans une interview accordée au journal allemand Bild, que la guerre ne pourrait être résolue qu’avec un dialogue direct avec le président russe Vladimir Poutine.

Frappes aériennes et roquettes

Deux soldats ukrainiens ont été tués et six autres blessés vendredi dans le bombardement par l’armée russe de la base aérienne de Lutsk, dans le nord-ouest de l’Ukraine, ont annoncé les autorités locales. « A 05h45 (04h45 heure belge), quatre roquettes ont été tirées, selon nos informations, par un bombardier de l’armée russe sur la base aérienne de Lutsk », a indiqué sur Telegram le responsable de l’administration régionale, Youriy Pohuliayko, précisant qu’il y avait « deux militaires tués et six blessés ».

Un peu plus tôt, le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, avait annoncé que « les aérodromes militaires de Lutsk et d’Ivano-Frankivsk (ouest), ont été mis hors service ». « Explosions du côté de l’aéroport. Tout le monde à l’abri ! Ne publiez aucune photo, adresses ou coordonnées ! », avait averti pour sa part sur Facebook Ilhor Polichtchouk, le maire de la ville de Lutsk.

Les services municipaux de chauffage ont annoncé des interruptions « en raison des explosions ».

A Dnipro, ville du centre de l’Ukraine épargnée jusqu’ici par les forces russes, des frappes aériennes ont visé vendredi des zones civiles, faisant une victime, selon les services d’urgence ukrainiens.

Tôt le matin, « il y a eu trois frappes aériennes sur la ville, sur un jardin d’enfants, un immeuble résidentiel et une usine de chaussures à deux étages où un incendie s’est ensuite déclaré. Une personne est décédée », ont déclaré les secours ukrainiens dans un communiqué.

Les exigences de la Russie pour stopper l’invasion

Depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, Vladimir Poutine ne cesse de dire qu’un dialogue en faveur de la paix avec l’Ukraine n’est possible que si « toutes les exigences russes » étaient acceptées.

Le président russe ne cesse de répéter ses exigences : un statut « neutre et non nucléaire » pour l’Ukraine, sa « démilitarisation obligatoire » et sa « dénazification », la reconnaissance de l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie et la « souveraineté » des régions séparatistes pro-russes de l’est ukrainien, Donetsk et Lougansk, dans leurs territoires administratifs, alors que les rebelles n’en contrôlent actuellement qu’un tiers.

Quid de l’Ukraine ?

Le gouvernement ukrainien se dit ouvert à discuter de l’exigence russe que l’Ukraine reste neutre et n’entre pas dans l’Otan notamment. Kiev exige cependant en contrepartie des garanties pour la sécurité des voisins de l’Ukraine, a déclaré plus tôt dans la semaine un haut conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Nous sommes certainement prêts pour une solution diplomatique. »

L’Ukraine ne cédera pas « un seul centimètre » de territoire, a cependant assuré le chef de cabinet adjoint de M. Zelensky lors d’une interview avec Bloomberg Television. Un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes d’Ukraine restent également des conditions avant d’entamer toute négociation.

Le président ukrainien Zelensky a de son côté estimé, dans une interview accordée au journal allemand Bild, que la guerre ne pourrait être résolue qu’avec un dialogue direct avec le président russe Vladimir Poutine. Interrogé pour savoir s’il était prêt à reconnaître l’indépendance des républiques du Donbass, situées à côté de Crimée, M. Zelensky a déclaré que « le problème n’est pas ce à quoi je peux m’engager. Le but de tout dialogue est de mettre fin à la guerre avec la Russie », selon des propos rapportés par l’agence de presse russe Tass.

« Je suis prêt à prendre certaines mesures pour (mettre fin à la guerre). Je suis prêt à discuter, aux compromis. Mais ils ne peuvent être une trahison de la population », a-t-il ajouté. « Et l’autre partie doit aussi être prête à faire des compromis. » « C’est la seule sortie à cette situation. C’est trop difficile et prématuré pour discuter de détails. Il n’y a eu aucun contact entre les présidents et nous ne pourrons mettre fin à cette guerre qu’en discutant directement entre deux présidents », a-t-il insisté.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

29 Commentaires

  • Posté par STORDIAU Pierre, vendredi 11 mars 2022, 21:22

    Après l'avoir écrit plusieurs fois (sans réponses) ... je dois conclure avec effarement à la totale INUTILITÉ de l'ONU dans un tel conflit : A quoi sert-elle alors ?? ; surtout après le vote intervenu - à l'écrasante majorité - lors de la dernière Assemblée Générale et réclamant la cessation des hostilités !!

  • Posté par eric biltiau, vendredi 11 mars 2022, 17:54

    N'y-a-t-il vraiment aucune autre solution pour l'Ukraine que d'être sous la botte de Poutine? L'ONU ne pourrait-elle pas imaginer un plan où un "no-mans-land humain" serait décrété pour l'Ukraine et la Crimée qui automatiquement ne pourraient pas appartenir ni à l'Otan ni à la Russie?Cette zone serait alors sous la tutelle de l'ONU qui devrait organisé par la suite des élections libres pour la gouvernance de cette région. Il est évident aussi que les pays ayant un véto au sein de ce conseil ne pourraient en faire usage et que ce serait une décision majoritaire (par exemple au 3/4 des membres) qui l'emporterait pour appliquer ce plan.

  • Posté par dams jean-marie, vendredi 11 mars 2022, 11:55

    Un fou contre 44 millions et on hésite encore à l'éliminer !!

  • Posté par Guiot Philippe, vendredi 11 mars 2022, 13:55

    44 millions + 135 ou 140 millions de russes bien obligés de croire Putin et ses sornettes !

  • Posté par Monsieur Alain, vendredi 11 mars 2022, 11:54

    Je ne comprends pas pourquoi "Le Soir" publie chaque jour la même litanie des conditions fixées par l'URSS - pardon par la Russie pour mettre fin à sa guerre. Après 15 jours - nous avons bien compris et nous informer en cas d'évolution des positions des uns et des autres, c'est bien mieux que de participer à leur propagande journalière. En plus en premier titre de la version digitale !!!

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en Guerre en Ukraine

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une