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Une ancienne étudiante dénonce les violences sexistes dans les écoles de théâtre

En écho aux récentes dénonciations de sexisme et de harcèlement dans les universités belges, le mémoire d’une étudiante pointe des pratiques alarmantes dans les écoles supérieures de théâtre. Des violences rendues possibles par un environnement où séduction et compétition sont exacerbées.

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Temps de lecture: 9 min

D e l’importance de questionner l’enseignement du théâtre. C’est ainsi qu’Anna Baillij intitulait son mémoire de master en arts du spectacle, en 2021, à la fin de ses études à l’IAD (Institut des arts de diffusion). Remettre en question les méthodes d’apprentissage pour favoriser une école de jeu plus participative et bienveillante, telle était la mission que se fixait l’étudiante, entre-temps diplômée, avec distinction, de cette institution basée à Louvain-la-Neuve.

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8 Commentaires

  • Posté par Maison Médicale , samedi 12 mars 2022, 20:38

    Il y a aussi du harcèlement, pas spécialement sexiste, de la part d'un prof/metteur en scène au Conservatoire de Mons. C'est connu de tous mais personne ne fait rien et les étudiant.es continuent à se faire démolir d'année en année.

  • Posté par Dupont Vincienne, samedi 12 mars 2022, 21:05

    Comment ça, personne ne fait rien ? Ben si ! Madame Baillij fait un mémoire sur le sujet où elle affirme que la solution, ce sont les cours de théâtre en "non-mixité choisie" et la possibilité à chaque fois qu'on joue une pièce de Shakespeare de la faire suivre par une autre pièce écrite par une femme noire homosexuelle, transexuelle, handicapée et issue de la classe ouvrière (toutes choses que le vieux Will n'était pas) pour assurer l'équilibre. Que diable ne suit-on pas ses propositions audacieuses : c'en serait fini avec le harcèlement à Mons et ailleurs !

  • Posté par Dupont Vincienne, samedi 12 mars 2022, 16:39

    Et voilà le "théâtre non genré" et les cours d'art dramatique en "non-mixité choisie", maintenant. De mieux en mieux. On souhaite à cette dame une merveilleuse carrière sans Shakespeare, Molière ou Racine (tous des "hommes blancs cismachin", comme elle dit) dans l'entre-soi de son club de copines. Qu'elle fasse ça, mais qu'elle n'emm... pas ceux qui aiment le théâtre, le vrai !

  • Posté par Laboureur Jacques, jeudi 17 mars 2022, 17:11

    Tout à coup, il me semble curieux de s’énerver (voire railler) au sujet des propositions de cette jeune femme, comme si ce qui se fait actuellement dans diverses écoles de théâtre belges francophone (et ce, avec des nuances et différences, certes) était un soi disant état de normalité, ou un état de faits pour lesquels il a fallu, ou il faut, se battre. Anna Baillij me semble proposer des choses qui font montre de compassion, de diversification. Pourquoi ne pas les prendre à l’essai et avec curiosité ? Plutôt qu’avec une sorte d’outrage, ou d’atteinte personnelle. Comme si le fait de créer des rôles non genrés risquait de nuire à qui que ce soit. Ce qui est observé me parait tout à fait pertinent. J’ai moi-même été étudiante dans un conservatoire. Et je me suis fait, à peu de choses près, les mêmes réflexions. On dirait qu’au son de certaines propositions, telles qu’un répertoire adapté, certaines personnes répondent, comme alarmistes et outrées par la perte et la disparition d’un droit fondamental et universel que serait l’étude des pièces de théâtre de Molière ou Shakespeare. De une, personne n’a proclamé leur disparition, me semble-t-il. De deux, je pense qu’il y a de quoi débattre quant à ce que ces pièces ont d’essentiel. Pour ma part, je dirais volontiers que là, c’est la subjectivité et les égo de chacun qui opèrent. Par ailleurs, je me demande si les commentaires ici présents (surtout les railleries ou agacements) sont ceux d’autres étudiant.e.s ou pédagogues ? Il me semble que les études théâtrales, leur contenu, leur organisation, méthodologie, pédagogie etc… regardent surtout ceux qui les font, les donnent et les suivent.

  • Posté par Dupont Vincienne, dimanche 13 mars 2022, 9:54

    Bien évidemment qu'il y a aussi de grandes auteures de théâtre et de grandes metteures en scène, "Dr", et on s'en réjouit. Mais la dame affirme que ce qu' "on" veut ce sont des pièces qui parlent "de nos guerres à nous, de MeToo, de la question du blackface, de la pandémie, de Polanski, de Trump, (...)" (ce qui, soit dit en passant, existe déjà) et pas "d'Agamemnon" (sic).

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