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Ventes à perte des carburants: pas encore de solution pérenne pour les pompistes

Invités à éviter que les revendeurs de carburants soient obligés de vendre à perte des produits achetés plus cher qu’ils ne peuvent les vendre, les ministres de l’Economie et de l’Energie, et les représentants du secteur pétrolier n’ont pas trouvé de solution. Mais l’urgence serait moindre, les prix du pétrole ayant reflué.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 2 min

Coincés entre la hausse rapide du prix d’achat des carburants et l’impossibilité de répercuter la totalité de celle-ci dans leurs prix de vente au consommateur, de nombreux « pompistes » boivent la tasse. Certains, contraints de vendre à perte, ont préféré baisser le rideau. Une situation totalement inédite, qui a conduit les ministres de l’Energie, de l’Economie et les représentants du secteur à tenter de dégager une solution.

En réunion ce jeudi, puis ce vendredi, ils ne sont pas encore parvenus à la trouver, ayant convenu de se revoir la semaine prochaine. Selon le cabinet du ministre de l’Economie Pierre-Yves Dermagne, cependant, l’urgence serait passée : « le spectre des ventes à perte, qui peuvent aussi mener à des ruptures d’approvisionnement, s’est éloigné. »

Et ce, en raison du tout récent reflux des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Le cours du baril de Brent, le pétrole de la mer du Nord qui sert de référence sur nos marchés, s’est replié par rapport à son sommet de jeudi, à 139 dollars, pour en revenir aux alentours de 112 dollars à l’heure de boucler cet article, soit une baisse de l’ordre de 20 %.

« Le facteur d’atténuation (prévu dans le contrat-programme, qui permet de lisser les prix tant à la hausse qu’à la baisse, NDLR) s’est déclenché entre le 4 et le 10 mars, et a permis effectivement d’atténuer les très fortes augmentations des prix à la pompe tout en obligeant les distributeurs à vendre à perte », poursuit-on au cabinet. « Il n’est désormais plus actif car les prix du pétrole ont chuté. »

Quid de l’avenir, si une nouvelle envolée devait se produire ? Une mission a été confiée au SPF Economie visant à mieux calibrer ce fameux facteur d’atténuation en cas de fortes hausses sur le marché, afin donc de « rechercher une solution pérenne pour mettre le consommateur à l’abri tout en évitant au distributeur de vendre à perte. »

Du coté de la fédération des négociants en combustibles et carburants (Brafco), qui n’était pas à la table des négociations, on n’était pas disponible, ce vendredi soir, pour réagir tant au constat de la fin de l’urgence qu’à la volonté de rechercher, la semaine prochaine, une solution visant à éviter la répétition de ces fortes tensions.

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1 Commentaire

  • Posté par D Marc, samedi 12 mars 2022, 7:26

    Depuis que les écolos ont pris la main sur l'énergie, ils cumulent les bourdes. Les partis vassaux auront-ils le courage de demander la démission de Tinne Van der Straeten, ministre de l'Energie? Nous allons droit dans le mur avec ces débiles incompétents.

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