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Tous les films russes ne promotionnent pas la Russie de Poutine

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Journaliste au service Culture Temps de lecture: 2 min

Sûr que le chef du Kremlin vire immédiatement au rouge cramoisi et enclenche la stratégie de la terre brûlée à la vision de la Russie fiévreuse que dépeint avec une liberté folle le dissident Kirill Serebrennikov dans La fièvre de Petrov, des portraits au vitriol de la mère patrie signés Andreï Zviaguintsev (notamment l’oscarisé Leviathan), du Meurs pas, bouge et ressuscite, de Vitali Kanievski, habité d’une révolte viscérale (Caméra d’or 1990), ou des films d’Alexandre Sokourov qui parlent du totalitarisme. Parce que ce cinéma russe ne glorifie rien, ni le passé, ni le présent comme le rêve Poutine mais montre, entre douleur et exaltation, une réalité qui fait fi des discours officiels d’une politique tyrannique. Dans Alexandra, de Sokourov, il y a cette grand-mère russe venue voir son petit-fils, l’un des meilleurs officiers de son unité, dans son campement en Tchétchénie. Dévastée par l’orgueil militaire, elle semble leur dire : « Vous détruisez mais quand apprendrez-vous à construire ? ».

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