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Guerre en Ukraine: les missiles pleuvent à Kiev et à l’ouest, des dizaines de morts

En Ukraine, les frappes se font de plus en plus intenses. En Belgique, l’accueil des réfugiés s’organise.

Temps de lecture: 4 min

Neuf personnes ont été tuées et neuf blessées lundi dans une frappe de l’armée russe contre une tour de télévision près de la ville de Rivne, dans l’ouest de l’Ukraine, ont annoncé les autorités locales.

« A 16 heures GMT, nous pouvons déclarer qu’il y a 9 morts et 9 blessés », a indiqué à la presse Vitali Kobal, le responsable de l’administration locale, précisant que « deux missiles » avaient touché la tour de télévision du village d’Antopil, à 15 kilomètres à l’est de Rivne, et un bâtiment administratif situé juste à côté.

« Pour le moment, les opérations de secours sont toujours en cours et se poursuivront jusqu’à ce que les débris dans les bâtiments soient complètement déblayés », a-t-il ajouté.

Les secours ukrainiens ont indiqué que le bombardement avait eu lieu vers 03h25 GMT lundi.

Selon M. Kobal, l’accès à la télévision était déjà rétabli en fin de journée dans la partie nord de la région de Rivne, via le réseau câblé.

Bombardements à Kiev et Kharkiv

Deux personnes ont été tuées dans des bombardements russes sur Kiev qui ont visé un immeuble résidentiel et l’usine aéronautique Antonov, a annoncé la mairie de la capitale ukrainienne.

A Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, un bombardement de l’armée russe a fait deux morts, d’après le parquet régional.

Frappe ukrainienne sur Donetsk

A Donetsk, les séparatistes prorusses soutenus par Moscou ont affirmé qu’une frappe de l’armée ukrainienne avait visé le centre-ville, faisant au moins 16 morts selon le « ministère » local de la Santé et 23 morts selon le puissant Comité d’enquête russe.

L’armée ukrainienne a fermement démenti avoir tiré un missile contre Donetsk. « Il s’agit définitivement d’un missile russe ou d’un autre type de munition », a déclaré le porte-parole de l’armée ukrainienne.

La Belgique s’organise

Le nouveau centre d’enregistrement des réfugiés d’Ukraine installé au Palais 8 du Heysel à Bruxelles est opérationnel depuis lundi matin. Les citoyens ukrainiens qui fuient la guerre peuvent y recevoir le statut de protection temporaire européen.

Dès l’aube, des centaines de personnes se sont pressées devant les grilles qui délimitent l’accès à ce centre dans lequel quelque 230 agents de Fedasil et de l’Office des étrangers ainsi que membres de la Croix-Rouge de Belgique s’affairent pour remplir à la fois les formalités administratives, trouver un hébergement et procurer des soins si nécessaire.

Le centre du Heysel a remplacé la structure mise en place à l’ancien Institut Bordet qui a rapidement été dépassé par l’afflux de réfugiés. Depuis le 3 mars, 6.048 réfugiés venus d’Ukraine ont été enregistrés. Les personnes accueillies, en majorité des femmes avec des enfants et des personnes âgées, sont admises par grappes et envoyées vers l’un des 42 bureaux d’enregistrement. Certaines d’entre elles disposent déjà d’une possibilité d’hébergement en Belgique. Pour d’autres, un « back office », sorte de centre d’appels, tente de trouver des places auprès des communes. Si aucune place n’est trouvée rapidement, Fedasil a prévu un hébergement de crise. A ce jour, 2.059 personnes en ont bénéficié.

L’accueil de ces réfugiés constitue un défi sans précédent. Quelque 200.000 personnes pourraient ainsi se réfugier en Belgique, selon les estimations fournies par le secrétaire d’Etat à l’Asile, Sammy Mahdi (CD&V), soit bien plus que l’afflux de réfugiés de Syrie en 2015. La structure institutionnelle belge sera mise à l’épreuve.

Kiev demande « l’expulsion immédiate » de la Russie du Conseil de l’Europe

Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal a demandé lundi au Conseil de l’Europe « l’expulsion immédiate » de la Russie de cette organisation paneuropéenne de défense des droits humains, ce qui serait une première dans son histoire.

« Nous demandons de prendre une décision concernant l’expulsion immédiate de la Russie du Conseil de l’Europe », a lancé le chef du gouvernement ukrainien, s’exprimant par visioconférence depuis Kiev lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), qui siège à Strasbourg (est de la France).

Le Comité des ministres de l’organisation, son « exécutif » où siègent les ambassadeurs de ses Etats membres, doit se réunir jeudi matin pour en décider.

Nouvelles sanctions

L’Union européenne a décidé de sanctionner de nouveaux oligarques russes, notamment le milliardaire Roman Abramovitch, propriétaire du club anglais de football de Chelsea, en représailles à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ont indiqué lundi des diplomates à l’AFP.

Ces mesures font partie d’un quatrième train de sanctions de l’UE contre Moscou qui doivent être annoncées dans l’après-midi. Avant cette extension, 862 personnes et 53 entités russes figuraient déjà sur cette liste noire qui interdit l’entrée sur le territoire de l’UE et permet la saisie de leurs biens.

Roman Abramovitch, proche du président russe Vladimir Poutine, a déjà été sanctionné par le Royaume-Uni, le contraignant à mettre en suspens la vente du club de Chelsea (1ère division anglaise) qu’il avait annoncée.

Il fait également l’objet de sanctions au Canada.

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3 Commentaires

  • Posté par Debersaques Bart, lundi 14 mars 2022, 19:27

    le stratégie de laisser faire et laisser aller du monde occidental est aussi criminelle que l'invasion même. Que La Russie et la Biélorussie sont encore moins isolé du monde que la Corrée du Nord est inacceptable. Apporter que des pierres pour combattre un terroriste géant est insuffisant. Les sanctions prisent n'étouffent clairement pas la Russie et la Biélorussie suffisamment pour arrêter cette génocide et cette occupation violente. Le monde est témoins d'une nouvelle génocide et se contente de regarder. Bande de Lâches nos politiciens occidentales.

  • Posté par Frissen JM, lundi 14 mars 2022, 19:23

    J'avais dit au début du conflit, suite à diverses interviews de spécialistes de la Russie, que si la guerre éclair que voulait Poutine se transformait en guerre de positions, l'armée russe allait connaître un cauchemar en Ukraine. Certes, les pertes ukrainiennes sont dramatiques. Mais celles de l'armée russe le sont tout autant. Une information émanant des services de renseignements américains annonçaient déjà il y a une semaine la commande par la Russie de 5 à 6000 sacs mortuaires. Continuons à armer l'Ukraine, continuons à sanctionner le régime même si cela aura un énorme coût aussi pour nous (commençons par baisser nos t° intérieures à 18-19° et portons une petite laine, favorisons la marche, le vélo, le télétravail, le covoiturage et les transports en commun lorsque c'est possible. J'attends également un plan européens immédiat de panneaux photovoltaïques dans les plaine de la Mancha et là où l'ensoleillement est maximum, de relancer si possible 3 réacteurs chez nous au lieu de 2 et de se donner un an pour installer une centaine d'éoliennes. A imaginer à l'échelle de l'Europe. Nous devons retrouver une bonne partie (100% est impossible) de notre indépendance énergétique). Accueillons les Ukrainiens avec bienveillance et profitons de leurs compétences dans des domaines où nous avons des pénuries (infirmières, enseignants, construction...) et surtout ne lâchons rien. Poutine - comme hier Staline- ne comprend qu'un langage : celui u rapport de force. Nous devons donc lui faire comprendre que s'il passe une ligne rouge de 1cm ce sera la guerre totale.

  • Posté par Lecocq Jean-Louis, lundi 14 mars 2022, 19:10

    Ils perdent du monde et ne progressent pas comme attendu et sont par conséquent enragés, au mépris des civils. L’utilisation d’armes chimiques n’est plus très loin.

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