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Guerre en Ukraine: «Contradictions profondes», «laborieux», où en sont les pourparlers?

La quatrième session de pourparlers entre l’Ukraine et la Russie a repris mardi après une pause la veille.

Temps de lecture: 2 min

Des « contradictions profondes » persistent dans les pourparlers russo-ukrainiens, qui se poursuivront mercredi, mais un « compromis » est encore possible, a estimé mardi un conseiller du président ukrainien, Mykhaïlo Podoliak.

« C’est un processus de négociation compliqué et extrêmement laborieux. Mais, bien sûr, un compromis est possible », a-t-il dit sur Twitter. « Nous continuerons demain », a-t-il ajouté.

La quatrième session de pourparlers entre Moscou et Kiev a débuté lundi en visioconférence.

Les deux camps ont affiché un certain optimisme ces derniers jours, mais les dernières déclarations de M. Podoliak illustrent combien ces discussions sont difficiles, alors que sur le terrain l’armée russe a mis les bouchées doubles ces derniers jours pour s’emparer de plusieurs grandes villes ukrainiennes.

Mardi, au moins quatre personnes ont été tuées par une frappe russe sur un immeuble résidentiel à Kiev, selon les autorités ukrainiennes.

Kiev réclame un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes russes.

Dans un geste fort de compromis, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré mardi qu’il était temps de « reconnaître » que l’Ukraine ne pourrait pas adhérer à l’Otan, ce que réclamait Moscou avant son invasion.

Les exigences de la Russie

Le président russe ne cesse de répéter ses exigences : un statut « neutre et non nucléaire » pour l’Ukraine, sa « démilitarisation obligatoire » et sa « dénazification », la reconnaissance de l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie et la « souveraineté » des régions séparatistes prorusses de l’est ukrainien, Donetsk et Louhansk, dans leurs territoires administratifs, alors que les rebelles n’en contrôlent actuellement qu’un tiers.

« L’Ukraine n’acceptera jamais l’annexion de la Crimée », estime Samantha de Bendern, « même si Zelensky a bien laissé entendre – lors de négociations – qu’il y a un problème autour de la Crimée. » Récemment, le président ukrainien s’est dit ouvert à discuter du statut des zones séparatistes de l’est du pays et de la péninsule de Crimée annexées par la Russie. Mais s’est aussi montré ferme face aux demandes de Moscou de reconnaître l’indépendance des républiques autoproclamées : c’est non.

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1 Commentaire

  • Posté par eric biltiau, mardi 15 mars 2022, 23:09

    A quand une manifestation nationale à Bruxelles pour critiquer devant l'ambassade russe la bestialité de ce psychopathe de Poutine ? Les syndicats pourraient faire oeuvre utile en faisant cela un dimanche par exemple.

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