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Procès des attentats du 22 mars 2016: la cour d’assises de Bruxelles jugera dix accusés

Dix accusés vont être jugés dans le dossier des attentats à Bruxelles. Parmi eux, Salah Abdeslam. Ce mardi, ce sera le sixième anniversaire des attaques terroristes.

Temps de lecture: 4 min

La cour d’assises de Bruxelles s’apprête à juger dix accusés dans le dossier des attentats à Bruxelles, alors que mardi ce le sixième anniversaire des attaques terroristes à l’aéroport de Bruxelles-National à Zaventem et dans la station de métro Maelbeek à Bruxelles. Dix hommes devront répondre de ces attentats survenus le 22 mars 2016. Il s’agit de Salah Abdeslam, d’Oussama Atar (qui serait décédé en Syrie), de Mohamed Abrini, de Sofien Ayari, d’Osama Krayem, d’Ali El Haddad Asufi, de Bilal El Makhoukhi, d’Hervé Bayingana Muhirwa et des frères Smail et Ibrahim Farisi.

Rappel des faits

Le 22 mars 2016 à 07h58, deux hommes, Ibrahim El Bakraoui et Najim Laachraoui, se sont fait exploser dans le hall des départs de l’aéroport de Bruxelles-National à Zaventem, causant la mort, outre la leur, de 16 personnes, et faisant au moins 92 blessés. Après cette double explosion, le plan catastrophe a été déclenché. Le trafic aérien a été suspendu et le niveau d’alerte terroriste est remonté au niveau 4 pour toute la Belgique. Mais une heure plus tard, à 09h11, une autre explosion a retenti dans le métro bruxellois, à l’intérieur d’une rame qui quittait la station Maelbeek, dans le quartier européen de la capitale. Un troisième kamikaze, Khalid El Bakraoui, a déclenché ses charges explosives, causant la mort de 16 personnes et faisant une cinquantaine de blessés.

Au cours de l’enquête, il est apparu que les deux kamikazes de l’aéroport avaient quitté en taxi un appartement de la rue Max Roos à Schaerbeek, avec un troisième homme, identifié sur les images de caméra de vidéo-surveillance de l’aéroport comme « l’homme au chapeau ». Il avait laissé une valise pleine d’explosifs à l’aéroport, avant de s’enfuir. Cet individu a été identifié comme étant l’accusé Mohamed Abrini, déjà recherché dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Il a été arrêté à Anderlecht le 8 avril 2016.

Ce même jour a également été arrêté l’accusé Osama Krayem. Il avait été filmé à la station de métro Pétillon alors qu’il échangeait brièvement quelques mots avec Khalid El Bakraoui, peu avant que ce dernier ne se fasse exploser à Maelbeek. Les deux hommes étaient partis ensemble d’un appartement de l’avenue des Casernes à Etterbeek. Osama Krayem était lui aussi censé se faire exploser dans le métro, mais a renoncé. Il est retourné dans l’appartement où il s’est débarrassé de ses charges explosives dans les toilettes. Des traces en ont été retrouvées par la police scientifique.

Les accusés Hervé Bayingana Muhirwa et Bilal El Makhoukhi ont également été arrêtés le 8 avril 2016, à Laeken. Selon l’enquête, le premier a reçu l’ordre du second de laisser Abrini et Krayem se cacher dans son appartement à Laeken après les attentats. El Makhoukhi est suspecté par ailleurs d’avoir aidé à la confection des explosifs. Son ADN a été décelé sur une batterie vide qui se trouvait dans l’une des deux planques des terroristes.

Quant à Sofien Ayari et Salah Abdeslam, ils ont été arrêtés quatre jours avant les attentats, le 18 mars, à Molenbeek-Saint-Jean. Ils avaient échappé une première fois à la police, le 15 mars, après un fort Chabrol rue du Dries à Forest. La police s’apprêtait à perquisitionner un appartement de cette rue, dans le cadre de l’enquête sur les attentats à Paris, lorsqu’ils sont tombés nez-à-nez avec Salah Abdeslam, activement recherché dans cette enquête française, ainsi qu’avec Soufien Ayari et le dénommé Mohamed Belkaïd. Une fusillade s’en est suivie, au cours de laquelle Belkaïd a été abattu.

L’accusé Ali El Haddad Asufi est quant à lui soupçonné d’être co-auteur des attentats parce que divers éléments montrent qu’il avait aidé Khalid El Bakraoui à déménager dans la planque d’Etterbeek et qu’il est venu l’y voir à plusieurs reprises.

L’accusé Oussama Atar, cousin des frères El Bakraoui, a été une figure importante des « services secrets » syriens du groupe terroriste État islamique (EI), selon l’enquête. C’est lui qui aurait coordonné les attentats commis à Paris et à Bruxelles. Les services secrets français pensent qu’il a été tué lors d’une frappe aérienne en Syrie, en novembre 2017, mais son corps n’a jamais été retrouvé.

Enfin, les accusés Smail et Ibrahim Farisi sont suspectés de participation aux activités d’un groupe terroriste, mais pas pour assassinats et tentatives d’assassinat dans un contexte terroriste comme les autres accusés. Smail Farisi est celui qui a sous-loué l’appartement d’Etterbeek à Osama Krayem et Khalid El Bakraoui. Ensuite, après les attentats du 22 mars, son frère et lui sont allés vider et nettoyer l’appartement.

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