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Pour la première fois, Mohamed Abrini l’avoue: il devait prendre part aux attentats du 13-Novembre

Interrogé par la cour d’assises de Paris, « l’homme au chapeau » des attentats de Bruxelles a reconnu, pour la première fois, qu’il était « prévu pour le 13 ». Les attentats de Paris et Saint-Denis.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Un malheureux concours de circonstances a voulu que Mohamed Abrini, « l’homme au chapeau » de l’attentat à Zaventem, était interrogé en cette date-anniversaire du 22 mars par la cour d’assises spécialement composée de Paris. Un interrogatoire consacré aux préparatifs finaux (locations de planques, de voitures…) des attaques de Paris et Saint-Denis du 13 novembre 2015.

L’accusé s’est d’ailleurs – maladroitement – excusé de parler un 22 mars : « Aujourd’hui, en Belgique, je préfère qu’on parle des commémorations plutôt que de moi. Le 22 mars j’ai refusé de me faire exploser, j’ai abandonné le machin et je suis parti », a-t-il déclaré, faisant référence à la charge explosive abandonnée sur un chariot à bagages dans le hall de l’aéroport.

Au cours de cet interrogatoire, Mohamed Abrini a fait deux révélations à la cour. Premièrement, qu’il a rencontré « fin août » le coordinateur opérationnel des attentats de Paris, Abdel Hamid Abaaoud. C’était dans sa planque de Charleroi. Les enquêteurs n’avaient pas cette information. « Je l’ai vu une journée, à Charleroi. J’ai pas revu Abaaoud jusqu’au 12 novembre », a précisé l’accusé. Selon Abrini, il n’aurait participé à aucun préparatif concret, comme la location de planques, de voitures ou les fournitures d’armes, il n’aurait pas non plus été tenu informé des projets concrets de la cellule terroriste. Pour autant, il reconnaît aujourd’hui qu’il savait « que quelque chose se préparait ». Et pour cause… Car la seconde révélation d’Abrini, c’est qu’il était prévu qu’il participe aux attentats parisiens : « J’étais même prévu pour le 13, mais je compte parler de ça la semaine prochaine », a-t-il glissé à la cour d’assises. Sa justification : « Si j’ai parlé d’Abaaoud aujourd’hui, c’est parce qu’on va bientôt approcher des interrogatoires sur les faits, c’est pas moi qui fait le planning sinon j’aurais parlé de ça avant. » Le président Périès a prévenu l’accusé : la cour compte beaucoup sur son interrogatoire de la semaine prochaine.

Les enquêteurs se sont toujours interrogés sur le rôle attribué à Abrini dans les attentats de Paris. Le 12 novembre 2015, il se trouvait dans un pavillon de Bobigny avec Salah Abdeslam et les deux terroristes irakiens du Stade de France. Mais il quittera les lieux en soirée, en taxi, pour revenir en Belgique. Juste après ce départ, le Belge Bilal Hadfi fera le trajet entre la planque l’Alfortville vers celle de Bobigny. Comme si le commando avait recomposé les équipes. Dans l’urgence. Pour la première fois, Mohamed Abrini a conforté cette hypothèse, mardi devant ses juges.

Un malheureux concours de circonstances a voulu que Mohamed Abrini, « l’homme au chapeau » de l’attentat à Zaventem, était interrogé en cette date-anniversaire du 22 mars par la cour d’assises spécialement composée de Paris. Un interrogatoire consacré aux préparatifs finaux (locations de planques, de voitures…) des attaques de Paris et Saint-Denis du 13 novembre 2015.

L’accusé s’est d’ailleurs – maladroitement – excusé de parler un 22 mars : « Aujourd’hui, en Belgique, je préfère qu’on parle des commémorations plutôt que de moi. Le 22 mars j’ai refusé de me faire exploser, j’ai abandonné le machin et je suis parti », a-t-il déclaré, faisant référence à la charge explosive abandonnée sur un chariot à bagages dans le hall de l’aéroport.

Au cours de cet interrogatoire, Mohamed Abrini a fait deux révélations à la cour. Premièrement, qu’il a rencontré « fin août » le coordinateur opérationnel des attentats de Paris, Abdel Hamid Abaaoud. C’était dans sa planque de Charleroi. Les enquêteurs n’avaient pas cette information. « Je l’ai vu une journée, à Charleroi. J’ai pas revu Abaaoud jusqu’au 12 novembre », a précisé l’accusé. Selon Abrini, il n’aurait participé à aucun préparatif concret, comme la location de planques, de voitures ou les fournitures d’armes, il n’aurait pas non plus été tenu informé des projets concrets de la cellule terroriste. Pour autant, il reconnaît aujourd’hui qu’il savait « que quelque chose se préparait ». Et pour cause… Car la seconde révélation d’Abrini, c’est qu’il était prévu qu’il participe aux attentats parisiens : « J’étais même prévu pour le 13, mais je compte parler de ça la semaine prochaine », a-t-il glissé à la cour d’assises. Sa justification : « Si j’ai parlé d’Abaaoud aujourd’hui, c’est parce qu’on va bientôt approcher des interrogatoires sur les faits, c’est pas moi qui fait le planning sinon j’aurais parlé de ça avant. » Le président Périès a prévenu l’accusé : la cour compte beaucoup sur son interrogatoire de la semaine prochaine.

Les enquêteurs se sont toujours interrogés sur le rôle attribué à Abrini dans les attentats de Paris. Le 12 novembre 2015, il se trouvait dans un pavillon de Bobigny avec Salah Abdeslam et les deux terroristes irakiens du Stade de France. Mais il quittera les lieux en soirée, en taxi, pour revenir en Belgique. Juste après ce départ, le Belge Bilal Hadfi fera le trajet entre la planque l’Alfortville vers celle de Bobigny. Comme si le commando avait recomposé les équipes. Dans l’urgence. Pour la première fois, Mohamed Abrini a conforté cette hypothèse, mardi devant ses juges.

 

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