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La relance du gaz fossile ne plaît pas à tout le monde

Le recours au gaz fossile américain et la construction de nouvelles infrastructures gazières risquent-ils d’enfermer l’Europe dans un modèle nuisible au climat ? Des alternatives existent, disent des experts.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Si personne ne nie la nécessité de se tourner en urgence vers d’autres fournisseurs que la Russie, les clignotants sont allumés. Gare à ce que ces décisions ne compromettent l’objectif de moyen et long terme : sortir des énergies fossiles et décarboner l’économie et la société européennes. A cet égard, la décision de construire de nouveaux terminaux gaziers et de se tourner vers le gaz américain ne fait pas que des heureux. « On envoie le mauvais signal sur la transition énergétique mondiale », commente Sarah Jackson, conseillère pour le think tank E3G. Principale crainte : que la construction de nouvelles infrastructures gazières n’enferme l’Europe dans un modèle voué à disparaître, le gaz fossile étant un puissant gaz à effet de serre.

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3 Commentaires

  • Posté par Corbiaux Thierry, mardi 29 mars 2022, 15:10

    Tant pis pour le climat. Il est de toute façon trop tard pour échapper aux conséquences du réchauffement. Il faut produire le maximum de gaz et de pétrole pour soulager les moyens des plus faibles de notre société dans tous les pays du monde. Quant au nucléaire, on sera bientôt limité par la production d'uranium.

  • Posté par Masure Luc, vendredi 25 mars 2022, 19:05

    Toutes ces perspectives sont vraies mais à quelle échéance? Car c'est dès cet automne que l'on risque la pénurie sans compter la hausse vertigineuse des prix. Je pense toujours qu'on peut être indépendant des énergies fossiles, carbonées ET nucléaires, pour 2050. Mais d'ici-là, il faudra bien compenser le déficit de produits énergétiques. Si je ne suis pas opposé aux SMR (Small Modular Reactor), il faudra au moins 5 à 10 ans pour en avoir en suffisance et ce n'est pas une énergie renouvelable, les réserves d'uranium étant estimées à maximum 100 ans avec la production actuelle et moins de 50 ans avec la production projetée. Mais le vrai renouvelable, éolien et surtout solaire épaulés par une méthode de stockage efficiente (batteries ou méthanisation-hydrogénation ou autre) ne pourra être suffisant qu'en 2050 environ.

  • Posté par Martin Roland, vendredi 25 mars 2022, 19:44

    Qui nous dit que la Russie restera comme elle est aujourd'hui ? Lorsque le tyran sanguinaire aura rejoint les poubelles de l'histoire, j'ose espérer que la jeunesse russe se comportera comme l'allemande après 1945 et qu'il y aura un re-battage des cartes au niveau des approvisionnements d'énergie (types et sources). Entre temps il y a urgence! Mais nous disposons en Europe de sous-sols riches en charbon (Pologne, Allemagne, e.a.) . Certes , énergie très polluante mais il est écrit nulle part qu'on devrait fonctionner au charbon encore pendant 28 ans ! (2050 - 2022) . Les centrales électriques qui fonctionnent avec le charbon/ lignite existent tout comme le procédé Fischer-Tropsh pour la production d'hydrocarbures et la gazéification de la houille.

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