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Le président ukrainien Zelensky prêt à faire une concession sur la neutralité de l’Ukraine

La question de la neutralité de l’Ukraine est « étudiée en profondeur », affirme le président ukrainien.

Temps de lecture: 2 min

La question de la « neutralité » de l’Ukraine, l’un des points centraux des négociations avec la Russie pour mettre fin au conflit, est « étudiée en profondeur », a assuré dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une interview à des médias russes.

« Ce point des négociations(…) est en discussion, il est étudié en profondeur », a-t-il déclaré dans cet entretien en ligne, diffusé sur la chaîne Telegram de l’administration présidentielle ukrainienne.

«Nous sommes prêts à l’accepter», a-t-il poursuivi. «Mais je ne veux pas que ce soit encore un papier du style des mémorandums de Budapest», a ajouté le président, en référence à des accords signés par la Russie en 1994 garantissant l’intégrité et la sécurité de trois ex-républiques soviétiques, dont l’Ukraine, en échange de l’abandon des armes nucléaires héritées de l’URSS.

Des délégations russe et ukrainienne vont se retrouver en début de semaine en Turquie, pour un nouveau round de négociations en présentiel, ont annoncé dimanche l’un des négociateurs ukrainiens, David Arakhamia, et le négociateur en chef russe Vladimir Medinski.

La présidence turque a indiqué pour sa part dimanche soir que ces négociations se tiendraient à Istanbul.

Une séance de négociations russo-ukrainiennes en présentiel avait déjà eu lieu le 10 mars en Turquie, à Antalya, au niveau des ministres des Affaires étrangères et à l’invitation d’Ankara, sans déboucher sur des avancées concrètes.

Depuis, les discussions se sont poursuivies par visioconférence, jugées «difficiles» par les deux camps.

«Le processus de négociation est très difficile», déclarait encore vendredi le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba.

Il avait nié tout «consensus» avec Moscou, alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan avait assuré un peu plus tôt que Russes et Ukrainiens étaient d’accord sur quatre points de négociation sur six.

M. Medinski avait lui estimé vendredi que les pourparlers faisaient du «surplace» sur les points importants.

M. Zelensky s’exprimait dans un entretien en visioconférence, qui a duré plus d’une heure et demie, avec des journalistes de la chaîne de télévision d’opposition Dojd, du site indépendant Meduza — dont les sites ont été bloqués en Russie — et du quotidien Kommersant.

En Russie, le gendarme russe des télécoms Roskomnadzor a intimé dans un communiqué aux médias russes de ne pas publier cet entretien et indiqué qu’une enquête était ouverte contre ceux qui avaient participé à l’interview.

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6 Commentaires

  • Posté par Naeije Robert, lundi 28 mars 2022, 9:56

    On lit ici que Poutine ne serait pas un negociateur fiables. Quid de Zelensky? A peine elu avec l’aide des voix russophones, il n’a pas respecte les accords de Minsk, et prestement mis a l’abri des avoirs de l’ordre de 40 millions d’Euro, dont 3 appartements a Londres (il faut lire les Pandora papers, derniere mise a jour octobre 21)

  • Posté par STORDIAU Pierre, lundi 28 mars 2022, 14:17

    Monsieur Naeije Robert, vous nous aviez habitué à des posts bien plus scientifiques . Ici, votre "fixette" sur le Pdt Zelensky ... alors qu'il s'agit du saccage criminel de TOUT l'Ukraine qu'il s'agit ! Vous pourriez au moins vous référer à une autorité plus noble et objective ... telle la Cour Pénale Internationale (ONU) ! On s'en frotte le c. de vos "pampers Pandora" !

  • Posté par José Dehove, lundi 28 mars 2022, 7:00

    Eh oui, comme rappelé par Zelensky lui-même, il y a déjà eu des accords et engagements en 1994.... Et il y en a d'autres... Mais Monsieur Zelensky n'en veut plus.... L'OTAN (et les pays qui en sont membres) n'aurait jamais dû envoyer quelque matériel ou personnel militaire instructeur ou conseiller- en Ukraine... Le respect des engagements doit être appris sur ces terres ex-soviétiques.

  • Posté par Debersaques Bart, dimanche 27 mars 2022, 23:13

    La parole du Régime Russe ne vaut pas un centime. Les discutions sur la neutralité sont une perte de temps. c'est l’état Russe qui doit devenir neutre ou être neutralisé.

  • Posté par Jean Luc, lundi 28 mars 2022, 0:14

    La parole des USA ne vaut pas un cent. Obama avait publiquement fixe une ligne rouge en Syrie: les armes chimiques ; lorsqu'elles ont été utilisées, il n'a rien fait. Les discussions avec les USA sont une perte de temps, c'est eux qui doivent devenir neutres ou être neutralisés.

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