Accueil Société

Attente interminable, entretien traumatisant et incertitude sur l’avenir: quand demander l’asile abîme

Les procédures d’asile à rallonge plongent les réfugiés dans des situations d’attente souvent pour plusieurs années, dans des conditions parfois difficiles. Les services d’aide psychologique déplorent les dommages causés à une population déjà fragilisée.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 7 min

J’ai l’impression d’avoir perdu six ans de ma vie. » Réfugié palestinien de 29 ans, Ismael* est arrivé en Belgique en septembre 2018. « Je suis venu ici parce que je voulais me construire. Je voulais continuer mes études, trouver un bon travail et faire de mon mieux pour aider des gens chez moi. Et je me suis retrouvé entre quatre murs, incapable de faire quoi que ce soit, parce que je ne pouvais qu’attendre une décision. » En trois ans, il a déposé trois demandes d’asile, reçu deux refus, et finalement obtenu son statut de réfugié en août 2021. A bientôt 30 ans, il est maintenant étudiant en marketing à la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et prépare sa thèse. En plus des difficultés et traumatismes rencontrés dans son pays d’origine et sur le trajet jusqu’en Europe, il estime que le processus de demande d’asile en lui-même a mis à mal sa santé mentale.

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

1 Commentaire

  • Posté par Dupont Vincienne, samedi 16 avril 2022, 13:56

    Le problème est que le statut de réfugié concerne, en droit des personnes menacées par leur gouvernement en raison de leurs appartenances (ethniques, religieuses, d'orientation sexuelle) ou de leurs positions (politiques, sociales). Les cas exposés dans cet article ne relèvent pas de ces catégories, mais soit de projets de migration économique, soit de personnes déplacées temporairement par des situations de guerre ou de conflits armés (et pour lesquelles il est justifié qu'elles soient accueillies, le temps que la guerre se termine - on parle alors de protection "temporaire"). Tous ces cas engorgent les services en charges d'examiner les demandes d'asile et il serait sans doute sage d'une part d'ouvrir davantage certaines possibilités de migration économique (moyennant formation ou engagement à l'emploi) et de placer les "réfugiés de guerre" sous une catégorie temporaire et spécifique comme on l'a fait pour les Ukrainiens (cette catégorie devrait donner droit à un traitement plus rapide, moyennant le retour au pays dans l'année qui suit la fin du conflit).

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs