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Essai: un monde sans Moi est-il possible?

Nous vivons sous le règne du « tout à l’ego » mais il n’en a pas toujours été de même. Au Moyen-Age par exemple, comme nous l’apprend Vincent de Coorebyter dans son dernier essai, se définir comme un individu serait apparu comme une perversion…

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Chef du service Forum Temps de lecture: 3 min

Affirmer que nous sommes tous des êtres singuliers, dotés d’une individualité qui nous distingue des autres, sonne aujourd’hui comme une évidence. Mieux : pour s’épanouir, non seulement convient-il de cultiver son particularisme, voire ses particularités, mais d’en faire des prérogatives, des droits subjectifs que l’on peut exercer sous la protection de l’Etat. Pourtant, comme l’explique Vincent de Coorebyter dans un passionnant petit essai – Un monde sans Moi est-il possible ? – l’idée d’individu est une construction sociale récente, accidentelle... et qui pourrait un jour disparaître.

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2 Commentaires

  • Posté par Duvivier Véronique, jeudi 12 mai 2022, 23:03

    Pfuuu moi j'avoue ne pas comprendre l'intérêt de se tirer le portrait et mettre sa vie en scène... Quand je voyage je veux des souvenirs de ce que j'ai vu en vrai. Pas venir polluer l'image. Et la plupart ne voient que le reflet dans leur appareil bref seule une pâle vision de ce qui les entourent.

  • Posté par Dupont Vincienne, vendredi 15 avril 2022, 13:25

    Pas de "moi" au Moyen-Âge ? Vincent de Coorebyter a manifestement oublié de lire Augustin, un auteur pourtant fondamental quand il s'agit de comprendre la mentalité médiévale. Quasiment toute l'oeuvre d'Augustin (qu'il s'agisse des Confessions ou du Traité sur le libre-arbitre) est centrée sur la question du "moi" et de "l'individu". Toute l'inquiétude des médiévaux, dans le monde chrétien du moins, est centrée sur la question du salut individuel. Evidemment, si on réduit l'idée d'individu à faire des selfies (ou en version médiévale, se faire tirer le portrait) on passe à côté de ça. Il y avait bien un "moi" au Moyen-Âge. Par contre (je suppose que c'est cela que le Pr de Coorebyter veut souligner), ce "moi" ne cherchait pas forcément à se distinguer ou à faire preuve d'originalité.

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