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Union - Beerschot arrêté: les Anversois ne s’opposeront pas à un score de forfait

Pour rappel, le match avait été arrêté à 10 minutes du terme.

Temps de lecture: 4 min

Le Beerschot ne s’opposera pas à une défaite sur score de forfait pour le match Union Saint-Gilloise - Beerschot qui a dû être arrêté à la 82e minute dimanche dernier après que des supporters anversois ont lancé des fumigènes et sont montés sur la pelouse du stade Marien lors de cette rencontre de la 34e et dernière journée de la phase classique du championnat.

Le club anversois l’a indiqué vendredi devant le conseil disciplinaire de l’Union belge de football qui s’est penché sur le dossier. L’instance dit vouloir prendre une décision le plus vite possible. Celle-ci pourrait tomber encore vendredi, ou plus vraisemblablement samedi ou au début de la semaine prochaine.

Pour rappel, l’arbitre Alexandre Boucaut avait arrêté le match quand des supporters anversois ont lancé des fumigènes sur la pelouse du stade Marien. Certains supporters anversois ont même pénétré sur le terrain pour venir invectiver les fans unionistes. M. Boucaut avait décidé d’arrêter définitivement le match dont seules 82 minutes ont pu être jouées.

Le Beerschot ne conteste pas les faits et ne s’opposera pas à une défaite sur un score de forfait. Le club anversois, relégué en D1B avant le début du match, demande cependant que l’affaire soit dissociée en deux parties (une pour le résultat du match et une autre pour les sanctions envers le Beerschot).

Pour rappel, le parquet de la fédération a demandé quatre matches à domicile à huis clos pour le Beerschot, dont un avec sursis, ainsi qu’une amende de 10.000 euros. Le Beerschot aimerait que ces sanctions soient traitées séparément, et plus tard.

«Nous préparons un plan d’actions pour éviter de tels événements», dit Walter Damen, le vice-président du Beerschot. «Mais celui-ci n’est pas encore ficelé et la séance d’ajourd’hui tombait trop tôt».

Le conseil disciplinaire a proposé de prendre une décision dans cette partie du dossier dans les six semaines, pour le 1er juin, ce que le Beerschot a accepté.

Le club anversois dit en outre vouloir identifier les personnes qui ont provoqué l’arrêt du match au Parc Duden. «Nous voulons que l’amende de 50.000 euros de la Pro League se répercute sur ces personnes», avance Walter Damen. «Nous allons poursuivre les supporters impliqués. Le dialogue est important et doit être privilégié, mais il faut aussi des sanctions. De nombreux vrais supporters du club sont choqués par le comportement de ces gens. Ils ne veulent pas être punis pour le comportement d’un petit groupe».

Le club espère que la sanction du parquet sera allégée. «Tout le monde comprend qu’il est dramatique de commencer la saison prochaine en 1B avec trois matchs à domicile à huis clos. Nous préférerions avoir une sanction pour les matchs à l’extérieur».

Le procureur fédéral Jan Keulen a pour sa part indiqué que ce n’était pas la première fois que le Beerschot était accusé de tels actes.

«Aujourd’hui, on reproche quatre choses au Beerschot: utilisation et jet de matériel pyrotechnique, jet d’autres objets (dont la chaîne d’une tronçonneuse, ndlr), prise d’assaut du terrain et l’attitude des supporters de Beerschot entre la suspension temporaire du match et l’arrêt définitif», dit Jan Keulen. «Ce sont des choses dont le club le club a été accusé à plusieurs reprises ces dernières années. Les chiffres sont stupéfiants. Le taux de récidive est très élevé.»

Alors que le Beerschot avait relevé que ces faits concernaient pour la plupart des matches à l’extérieur, le procureur fédéral a réfuté cette affirmation. «Ces dernières années, il y a eu 10 incidents lors des matchs à domicile, mais 15 lors des matchs à l’extérieur. Les supporters du Beerschot se comportent mal tant à domicile qu’à l’extérieur. Le Beerschot a une responsabilité envers ses fans, avance le procureur.

«La gravité des faits ne peut être minimisée cette fois-ci», a déclaré Jan Keulen. «Le commissaire de police présent sur place a pensé qu’il s’agissait d’une action planifiée par les supporters du Beerschot. Tous les éléments vont dans ce sens. Il n’y a pas eu la moindre provocation. L’identification ne devrait pas être difficile. Certains supporters sont clairement visibles et j’ai lu qu’il y avait même une moitié de BV (flamands connus, le procureur fédéral fait référence à un participant de l’émission de VTM Blind Married, ndlr) parmi eux.»

Pour le procureur, il n’y a que des perdants dans cette affaire. «L’Union et les trois autres clubs participant aux Champions playoffs ont été désavantagés. Le stade de l’Union a subi des dégâts mais il y a aussi un préjudice moral. Il y avait beaucoup de jeunes supporters de l’Union. D’autres fans du Beerschot ont aussi été choqués. Et il y a bien sûr un énorme préjudice en termes d’image pour le football belge».

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