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Nucléaire: la Belgique pointée du doigt pour sa dépendance aux énergies fossiles

Face à la perspective de la fermeture d’une partie du parc nucléaire d’ici 2025, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’inquiète de la capacité de la Belgique à assurer son approvisionnement énergétique et à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Temps de lecture: 2 min

Les progrès accomplis par la Belgique pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles sont insuffisants, alors que le Royaume planifie la fermeture d’une partie du parc nucléaire d’ici 2025, relève l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport publié mercredi.

En 2020, la Belgique s’appuyait encore principalement sur le pétrole (46 %) et le gaz naturel (27 %), tandis que le charbon comblait une petite part (3 %) de la demande en énergie, pointe l’AIE. Bien que la part des énergies renouvelables ait doublé au cours de la dernière décennie, celles-ci (éolien, bioénergie, etc.) ne couvraient encore que 13 % de la demande en 2020.

L’AIE s’inquiète dès lors de la capacité du pays à assurer son approvisionnement énergétique et à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. « Le nucléaire a souvent représenté près de la moitié de la production annuelle d’électricité, et l’abandon progressif de ce type d’énergie risque d’entraîner un recours accru aux centrales à gaz et une hausse des émissions. »

La crise économique due à la pandémie de coronavirus et l’insécurité énergétique causée par la guerre en Ukraine, initiée fin février par la Russie – dont l’UE dépend à environ 40 % pour son approvisionnement en gaz – a exacerbé la problématique.

« L’électrification est un aspect essentiel de toute transition énergétique », souligne l’Agence internationale de l’énergie. Or, « elle est freinée en Belgique par des structures tarifaires qui augmentent considérablement le coût de l’électricité. Dans certaines régions, le chauffage des ménages à l’électricité est 50 % plus cher que celui au gaz naturel ou au mazout, même si le chauffage électrique est plus efficace et moins polluant. Il est également nécessaire d’accroître la concurrence sur le marché pour faire baisser les prix, ce qui exige de redoubler d’efforts pour supprimer les obstacles afin que de nouvelles entreprises et des services innovants puissent pénétrer le marché », conclut l’AIE.

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11 Commentaires

  • Posté par Lison Jacques, mercredi 20 avril 2022, 21:33

    Beaucoup de belges francophones sont eux-mêmes fossiles dans leur réaction politique, prenons les écolos pour ne pas les citer !

  • Posté par Lison Jacques, mercredi 20 avril 2022, 21:33

    Beaucoup de belges francophones sont eux-mêmes fossiles dans leur réaction politique, prenons les écolos pour ne pas les citer !

  • Posté par Lison Jacques, mercredi 20 avril 2022, 21:33

    Beaucoup de belges francophones sont eux-mêmes fossiles dans leur réaction politique, prenons les écolos pour ne pas les citer !

  • Posté par De Kegel André, mercredi 20 avril 2022, 19:58

    C'est très dur d'avoir raison longtemps avant les "autres". Il faut un moral d'acier. Sans le nucléaire on va droit dans le mur. On peut oublier le bien être que nous connaissons depuis plus de 40 ans. Les écolos veulent ramener la Belgique à l'âge de la pierre . IL FAUT QUE CELA CESSE. BELGES, REVEILLEZ-VOUS !!!

  • Posté par Chalet Alain, mercredi 20 avril 2022, 13:43

    Mais on peut comprendre nos politiciens écolos, car une énergie chère augmente les recettes (un pourcentage fixe) des intercommunales aux crochets desquelles vivent une incroyable ribambelle de planqués inutiles. Et d'autre part, tant que le problème climatique n'est pas résolu, ils peuvent trouver des crétins qui votent pour eux et leurs solutions à la con.

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