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Inondations: le Fonds des calamités n’a indemnisé que 361 victimes

Le gouvernement wallon a décidé d’intervenir aussi en faveur des personnes non assurées. Selon Elio Di Rupo, 7.400 dossiers ont été introduits. Mais ils sont très souvent incomplets.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

Interrogé au parlement wallon par François Desquesnes (Les Engagés), le ministre-président Elio Di Rupo (PS) a fourni quelques indications sur l’évolution de l’indemnisation des victimes des inondations de juillet 2021.

Rien de neuf à vrai dire pour les ménages ou les entreprises couverts par une assurance : les choses avancent, mais la masse de travail est immense puisque 57.000 dossiers ont été introduits auprès des compagnies. En février, 27.000 d’entre eux avaient été traités.

La Wallonie délie les cordons de la bourse pour compléter l’intervention des assureurs et garantir 100 % d’indemnisation pour les dégâts constatés. Mais le gouvernement et Assuralia ont convenu d’une clause de rendez-vous pour rediscuter de cet accord dès le moment où les paiements en faveur des victimes atteindront 1,5 milliard d’euros, ce qui n’est pas encore le cas.

« Nous en sommes actuellement à 1,3 milliard. Nous n’y sommes donc pas encore, mais il y aura inéluctablement un rendez-vous avec Assuralia, en plus d’une discussion sur la révision légale du plafonnement des montants pris en charge par les assureurs », a souligné le ministre-président.

Mais c’est du côté de l’indemnisation des personnes non assurées que l’étonnement est réel. Pour rappel, le gouvernement wallon a décidé de « faire un geste » en faveur de ces victimes livrées à elles-mêmes en organisant un dispositif permettant une intervention du Fonds des calamités.

Les victimes avaient jusqu’au lundi 18 avril pour introduire une demande. Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus, mais aux dernières nouvelles, le Fonds serait saisi de 7.400 dossiers. Pour quel bilan, neuf mois après le drame ? A peine, 361 demandes ont été rencontrées de manière positive (on en était à 200 en février).

Deux raisons sont avancées par Elio Di Rupo pour expliquer cette lenteur. La charge de travail énorme pour le Fonds : une trentaine d’agents sont venus renforcer les maigres effectifs de celui-ci (3 personnes en temps normal), mais il faut un peu de temps pour que la machine tourne à plein régime.

Surtout, en raison de la complexité des procédures, la plupart des dossiers introduits par les victimes sont incomplets voire erronés et justifient des rappels, des demandes complémentaires ou des recherches d’informations qui prennent du temps et reportent l’indispensable intervention des experts sur le terrain.

Conclusion du ministre-président : « Nous n’en aurons pas terminé la semaine prochaine. » Réplique de François Desquesnes, dans l’opposition : « Au rythme actuel, il faudra trois ans pour traiter tous les dossiers. »

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2 Commentaires

  • Posté par D. Frederic, mercredi 20 avril 2022, 13:05

    Mouais..."incomplets" comme par hasard. Sinon en vrai le parti prend combien ? De rien.

  • Posté par Jeanine Delhait, mercredi 20 avril 2022, 12:22

    scandaleux, tout pour l'Ukraine et rien pour les belges qui ont tout perdu?

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