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Jean-Claude Van Damme accusé d’attentat à la pudeur dans l’établissement de Carl de Moncharline

L’acteur Jean-Claude Van Damme fait l’objet d’une information judiciaire pour faits de mœurs à l’Imperial Premium Bar à Bruxelles. Carl de Montcharline, le gérant du bar jusque très récemment, et son personnel ont été auditionnés.

Temps de lecture: 3 min

Ce soir-là, au départ, il me draguait un peu, il n’y avait rien de méchant ou de déplacé. Mais, après, je crois qu’il s’est pris quelques lignes, parce que tout le monde sait que Jean-Claude Van Damme se drogue à mort, et, en un coup, c’est devenu une autre personne. Je lui ai d’abord mis une gifle parce qu’il m’avait touché les fesses et puis, comme il s’était excusé, on est passé à autre chose. Tout se passait bien, on était à plusieurs personnes autour de la table, on rigolait jusqu’au moment où il a vraiment pété un plomb. Il a commencé à me toucher à nouveau, à me faire des demandes sexuelles », raconte anonymement une jeune femme de 33 ans à nos confrères de Sudinfo.

Les faits remonteraient au 20 août 2021, lors d’une soirée au Impérial Private Premium Bar Brussels. « A un moment donné, je suis allée aux toilettes, il (Jean-Claude Van Damme, NDLR) m’a suivie – il est entré dans la toilette derrière moi et il a fermé la porte – et, là, il m’a carrément demandé de lui faire une fellation. Il n’était plus lui-même avec l’alcool et la drogue. Je lui ai dit d’aller se faire voir, mais il a insisté, il a essayé de me déshabiller. J’ai fini par le repousser hors de la toilette (…). »

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La jeune femme se souvient s’être réveillée, à moitié nue, en face du bar sur le trottoir, puis être arrivée à l’hôpital sans savoir comment. « Je pense qu’on a dû mettre quelque chose dans mon verre parce que, sur toute la soirée, je n’avais bu qu’un verre de champagne et, avec un verre de champagne, vous ne pouvez pas être saoule au point de ne plus savoir ce que vous êtes en train de dire ou de faire. » Elle précise avoir fait une dépression et une tentative de suicide un mois après les faits.

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Information judiciaire en cours

La victime se rappelle avoir vu Carl De Moncharline avec JCVD. Jusqu’aux accusations récentes de viols sous soumission chimique dont il a fait l’objet dans l’émission Investigation de la RTBF, il gérait l’Impérial, un bar du côté de la Place Poelaert ouvert deux ans plus tôt. Carl De Moncharline se souvient bien de cette soirée, c’est d’ailleurs son personnel, à sa demande, qui a appelé une ambulance pour la jeune femme. « Elle gesticulait sur le sol, je lui ai d’abord demandé qu’elle sorte reprendre ses esprits. Elle avait l’air malade », nous confirme-t-il. Il a depuis été auditionné par la police, ainsi que les membres de son personnel. « Je n’ai jamais vu cette dame ni avant ni après ce soir-là. Jean-Claude Van Damme est souvent passé, comme d’autres artistes. Je n’ai rien constaté de malencontreux dans l’établissement, il n’y avait aucune anomalie dans la clientèle ce soir-là. »

Le parquet de Bruxelles a confirmé au Soir qu’une plainte a bien été introduite et que Jean-Claude Van Damme, Jean-Claude Van Vaerenbergh de son vrai nom, fait actuellement l’objet d’une information judiciaire pour des faits de mœurs. De son côté, l’agent de l’acteur, Patrick Goavec, a déclaré à nos confrères « qu’il n’y a pas de commentaire à faire puisqu’il n’y a pas d’affaire en cours ».

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1 Commentaire

  • Posté par Chalet Alain, dimanche 24 avril 2022, 10:52

    Ce sont toujours les hommes dont on dénonce le comportement. Sont-ils donc plus "mauvais" que les femmes? NON, puisque hommes et femmes sont égaux. C'est donc notre vision de ce qui est acceptable ou pas qui doit être revue. Malheureusement les "me Too" et autres campagnes médiatiques ne font qu'accentuer la tendance actuelle qui consiste à condamner les excès de type masculin et à accepter ceux de type féminin (on n'en parle même pas).

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