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Une lanceuse d’alerte de l’APD jugée au Parlement: une première «inquiétante»

Alors que la Belgique n’a toujours pas transposé la directive sur la protection des lanceurs d’alerte, Charlotte Dereppe fait l’objet d’une procédure de révocation. Avec Alexandra Jaspar, elle avait dénoncé les dysfonctionnement graves au sein de l’Autorité de protection des données.

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Responsable du pôle Multimédias Temps de lecture: 6 min

C’est un procès peu banal qui se tient actuellement au sein de la Commission Justice du Parlement. A la barre, deux codirecteurs de l’Autorité de protection des données (APD), la gardienne de la vie privée secouée depuis plus d’un an et demi par les dénonciations sur les conflits d’intérêts et incompatibilités légales. Après un an et demi de débats, les députés avaient tranché : épargner Frank Robben (pourtant directement visé par l’infraction grave au RGPD épinglée par la Commission européenne, il a finalement lui-même remis sa démission in extremis). Et lancer une procédure de révocation de mandats à l’encontre de deux, et seulement deux, des cinq codirecteurs de l’APD. Ou plutôt des quatre encore en poste puisque la démission d’Alexandra Jaspar leur a coupé l’herbe sous le pied le 8 décembre dernier. « Pour éviter cette mascarade face aux faits dénoncés », relevait-elle.

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12 Commentaires

  • Posté par Moreau Michel, mardi 3 mai 2022, 19:13

    Une fois de plus, merci M. Laloux pour maintenir bien visible de cet abcès qu'une majorité de parlementaires tente toujours d'évacuer par les méthodes les plus dommageables qui soient pour une démocratie. Merci également aux auteurs de le Carte Blanche, et cela va sans dire, merci aux premières concernées ! Reste la question de l'intérêt que peuvent avoir des parlementaires à construire ce mauvais procès en sous-sol, et de l'histoire des raisons qui ont motivé (et qui motivent toujours, manifestement) les forces qui ont mandaté, soutenu et protégé la dérive depuis des années.

  • Posté par Marlier Jacques, jeudi 28 avril 2022, 18:05

    Ce procès à huis clos ne me dit rien qui vaille. Il faut corriger corriger les fautes de l'APD et non les glisser sous le tapis.

  • Posté par STORDIAU Pierre, vendredi 29 avril 2022, 12:47

    ... déjà le "grrrand komplot" ?

  • Posté par STORDIAU Pierre, mercredi 27 avril 2022, 18:38

    Les complotistes essayent de récupérer un dossier (APD; etc.) qui ne leur "appartient" en rien . Toujours la même technique "mêler le vrai pour faire passer le faux" à grand coup de "fumigène" pour créer un faux sentiment d'insécurité comme les nazi lors de l'incendie du reichstag en 1933 . Autre époque, mais les méthodes ne changent pas...

  • Posté par DENIS JEAN, mercredi 27 avril 2022, 12:31

    Comme quoi une démocratie n'est pas à l'abri de se donner la possibilité de justifier des décisions antidémocratiques. Il est évidemment plus facile de vitupérer sur l'extrême droite, ça ne mange pas de pain comme on dit...et ça nous conforte dans notre bonne conscience ou...inconscience!

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