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Une majorité de jeunes attentifs à l'utilité et à la flexibilité de leur emploi

Les employeurs font face au défi de devoir satisfaire la quête de sens des jeunes travailleurs mais également leur besoin d'équilibre personnel amplifié par la crise sanitaire, selon une étude de CBC Banque & Assurance publiée lundi. Le secteur bancaire doit lui aussi s'adapter pour attirer cette génération aux priorités différentes.
Temps de lecture: 2 min

Selon les résultats de l'observatoire "Les jeunes et l'attractivité du monde du travail" qui a sondé 750 travailleurs de 18 à 32 ans, 86% estiment important d'avoir un emploi qui a du sens (dans la contribution à la société ou l'aspect relationnel) et 81% considèrent que leur employeur doit être engagé envers la société, en faveur de l'environnement (48%), de la lutte contre les discriminations sociales et le racisme (40%). Parmi les facteurs de sens, la politique de durabilité occupe une place importante avec 68% des répondants qui la jugent importante voire indispensable dans une entreprise.

Marine De Ridder, chargée de cours à l'ICHEC Brussels Management School, remarque une ambiguïté entre ces attentes envers l'entreprise et les motivations personnelles. "Nous observons que les premiers critères d'attractivité restent la rémunération, l'environnement de travail et les possibilités de développement personnel", explique la chercheuse. "Ce paradoxe n'est pas propre aux jeunes mais représente une parfaite illustration de notre rapport paradoxal aux crises environnementales, sociales et sanitaires. Nous sommes aussi dans une période d'inflation avec un coût de la vie élevé, la question de la rémunération redevient donc importante."

La crise sanitaire a par ailleurs modifié la vision des jeunes actifs sur le monde du travail, leur donnant envie d'un emploi avec un meilleur équilibre vie privée - vie professionnelle (31%), un meilleur salaire (28%) et dans une entreprise plus stable (26%). Une majorité d'entre eux préfère également une entreprise à l'organisation horizontale qui favorise la collaboration et la flexibilité (61%).

Face à ces nouveaux profils, le secteur bancaire doit aussi s'adapter pour améliorer sa visibilité auprès des jeunes actifs, souligne Fabien Claus, directeur des ressources humaines chez CBC. "Il souffre d'un déficit d'image dans le monde du travail. Il y a dix ans, beaucoup de diplômés étaient aimantés par la banque, ce n'est plus le cas. Il faut montrer en quoi le secteur contribue à la société, dans le conseil aux particuliers ou aux entreprises pour investir dans le durable par exemple. Nous devons prendre plus de risques avec les jeunes travailleurs, les engager en fonction du profil au lieu de l'expérience."

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