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Mission économique à Londres - La construction n'a "pas le temps de procrastiner" face à la crise climatique

Même si la guerre en Ukraine a quelque peu "éclipsé" la crise climatique, celle-ci reste bien d'actualité et est synonyme de profonds changements dans nos modes de vie. Le secteur de la construction, qui représente 38% de l'ensemble des émissions de CO2 liées à l'énergie selon l'Onu, n'a "pas le temps pour la procrastination ou l'observation, il doit agir", a déclaré mardi, à Londres, le CEO de Besix Red, Gabriel Uzgen.
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Parmi l'étendue des défis découlant de la crise climatique, la question de la construction, de la rénovation et de l'isolation des bâtiments figure parmi les priorités, alors que le secteur est responsable d'une large part des émissions mondiales polluantes. Comment rendre les villes neutres en émission et plus agréables à vivre? Comment atteindre le concept de villes "positives", qui rendent davantage à l'environnement qu'elles ne lui prennent?

"La décarbonation de nos villes est le principal défi du 21e siècle", a souligné Gabriel Uzgen, CEO de Besix Red, lors d'une conférence organisée dans le cadre de la mission économique princière à Londres, à laquelle assistait notamment la princesse Astrid. "Nous n'avons plus le temps pour la procrastination, pour l'observation, nous devons agir", a-t-il insisté. Pour lui, secteur privé et autorités publiques doivent travailler main dans la main pour amorcer la révolution de la construction.

"Les bâtiments identifient une ville, ils sont le visage de la ville", a pointé le secrétaire d'État bruxellois chargé de l'Urbanisme et du Commerce extérieur, Pascal Smet. Pour donner un visage plus durable aux villes, il a préconisé quatre changements de paradigme.

Tout d'abord, il faut, selon lui, inverser la manière de réfléchir à l'organisation des espaces urbains: "on doit d'abord se demander où l'on met les espaces publics, les espaces verts, et puis se demander comment intégrer les buildings". Or, c'est plutôt l'inverse qui a été fait ces dernières années.

Un deuxième changement consiste à donner la priorité à la rénovation des bâtiments, qui ne devraient être démolis qu'en dernier recours. Le secrétaire d'État bruxellois a aussi plaidé pour la fin des bâtiments monofonctionnels. Pour lui, l'avenir est dès lors au mélange d'occupations dans un même édifice, mêlant bureaux, logements, hôtels...

Enfin, il a admis que le secteur public devra intervenir dans l'aide à la rénovation et à l'isolation des bâtiments existants, afin de ne laisser personne sur le bord de la route. Un constat particulièrement important pour Bruxelles, où 60% des ménages louent leur bien.

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