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Des hôpitaux de la province du Luxembourg ciblés par une attaque informatique d’ampleur

Les ordinateurs des hôpitaux et maisons de repos de l’intercommunale Vivalia sont actuellement bloqués mais la sécurité des patients est garantie

Temps de lecture: 3 min

L’intercommunale de soins de santé Vivalia a subi, durant la nuit de vendredi à samedi, une attaque informatique de « grande ampleur » qui a entraîné le blocage de 200 serveurs et 1.500 ordinateurs des hôpitaux et maisons de repos de cette structure active en province de Luxembourg. Les conséquences de ce piratage informatique risquent de se faire ressentir encore un certain temps mais la sécurité des patients dans les hôpitaux gérés par l’intercommunale est garantie, assurent les responsables de Vivalia.

La cyberattaque a été décelée peu avant 3h30 du matin. Très rapidement, il a été décidé de prendre des mesures d’urgence pour empêcher la propagation du virus informatique. Toutes les communications internet avec l’extérieur ont été coupées, de même que les ordinateurs et serveurs attaqués, tous tournant sous le système d’exploitation Windows. Cela concerne au total 200 serveurs informatiques et 1.500 postes informatiques de travail. Une cellule d’urgence a été convoquée dans la foulée et l’intercommunale a rapidement reçu le soutien du gouverneur de la province de Luxembourg et de la Police judiciaire fédérale ainsi que d’experts en cybersécurité de la police.

« Nous sommes actuellement dans la deuxième phase. Nous essayons d’identifier l’origine de l’attaque pour boucher la faille de sécurité avant de relancer, voire de restaurer, nos systèmes informatiques », a expliqué Yves-Henri Serckx, directeur informatique de Vivalia, samedi après-midi au cours d’une conférence de presse.

Les services vitaux sont garantis

En attendant, la cyberattaque a des conséquences sur le fonctionnement des hôpitaux mais celles-ci semblent rester gérables. « Les services vitaux des hôpitaux sont préservés », rassurent les responsables de Vivalia.

Selon le docteur Pascal Pierre, directeur général aux affaires médicales, « tous les appareillages des unités de soins intensifs fonctionnent, de même que les appareils de dialyse. Les appareils des blocs opératoires sont également fonctionnels, tout comme les urgences et les appareils de coronarographie ». La centrale téléphonique générale des hôpitaux de Vivalia n’est en revanche plus accessible, mais les numéros directs permettant d’atteindre tel ou tel service le sont.

Actuellement, le personnel soignant n’a plus les moyens de consulter le dossier de prescription informatique d’un patient. « Heureusement, des systèmes de back-up permettent d’imprimer le traitement que le patient doit recevoir. On va devoir repasser au papier et au bic », poursuit le docteur Pascal Pierre.

Origine et motivation inconnues

L’origine de la cyberattaque et les motivations des pirates informatiques n’ont pas encore pu être éclaircies à ce stade. Pour l’heure, Vivalia n’a pas reçu de demande de rançon. Toujours à ce stade, rien n’indique que des données personnelles de patients ou résidents de maisons de repos ont été dérobées. « A priori, cette attaque était destinée à paralyser notre activité », estime Yves-Henri Serckx.

Ces dernières années, plusieurs hôpitaux wallons ont été victimes de cyberattaque, comme le Centre hospitalier de Wallonie picarde de Tournai (ChWapi), début 2021, ou la clinique André Renard à Herstal, en 2019. Dans certains cas, une demande de rançon de 5.000 euros par serveur informatique avait été réclamée.

Vivalia regroupe notamment six sites hospitaliers, une polyclinique, quatre maisons de repos et maisons de repos et de soins, une maison de soins psychiatriques et trois crèches, situés en province de Luxembourg.

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