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France: ne cherchez pas la femme

La désignation de la ministre du Travail au poste de Première ministre en dit plus sur la manière dont le président Macron veut (continuer) à exercer son pouvoir que sur l’avancée de la cause féministe.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Elisabeth Borne, Première ministre de France ? La désignation de la ministre du Travail à ce poste clé en dit plus sur la manière dont le président Macron veut (continuer) à exercer son pouvoir que sur l’avancée de la cause féministe. Il n’y a ici pas de grand pas en avant, de moment historique ou de nouvelle conquête de genre, il y a surtout un président qui souhaite tenir le gouvernail du pouvoir entre ses seules mains, avec à ses côtés un parfait exécutant, fidèle, loyal.

Le profil type de l’occupant de Matignon était connu : il fallait un bon technicien, du centre gauche, sans ambition personnelle pour la suite, avec du caractère pour mener à bien les réformes difficiles, mais pas de nature à marquer les esprits et susciter le désir de l’électeur. Et si ce Premier ministre devait soudain absolument être féminin, c’est parce que cela faisait « air du temps », parce que cela faisait « différent », et parce que cela faisait… longtemps.

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7 Commentaires

  • Posté par Van Ryn Charles-axel , mardi 17 mai 2022, 13:35

    Votre édito est franchement plus que tendancieux! Vous nous aviez habitués à mieux. Ce procès d'intention que vous faites gratuitement à Macron reflète à l'évidence l'antipathie de principe qu'il vous inspire et dès lors vous vous livrez à des accusations hasardeuses quant à ses intentions réelles. Cela manque du minimum d'objectivité dont un édito et son auteure ne devraient jamais se départir. Mme Borne serait selon vous la femme gadget du super Macron uniquement parce que c'est dans l'air du temps. Affirmer cela c'est d'abord faire gravement injure à la nouvelle première ministre dont les compétences exceptionnelles et l'expérience de la vie publique constituent un atout majeur face aux multiples défis qui attendent la France. Sarkozy avait nommé R. Dati garde des sceaux en dépit de son incompétence notoire... En l'occurrence il s'agissait d' une nomination gadget. Rien à voir avec la désignation d' Élisabeth Borne. Mais bon,puisque votre anti macronisme s'impose à vous, il n'y a rien à espérer.

  • Posté par Chalet Alain, mardi 17 mai 2022, 13:04

    C'est seulement son sexe qui compte? apparemment oui, car Le Soir ne nous parle que de ça.

  • Posté par Pacolet Fabrice, mardi 17 mai 2022, 12:03

    N'importe quoi cet édito! La vraie critique est certainement sur le système politique français (élections présidentielles et législatives quasi synchronisées et pour des mandats de même durée) qui, pour corollaire, ne permet plus au Président de prendre la hauteur nécessaire. D'un autre côté, je ne vois pas pourquoi Macron devrait nommer au poste de 1er ministre une personne susceptible de prendre sa place dans 5 ans (c'est quasi du népotisme). Autant choisir une personne a priori sans ambition, qui pense plus au pays qu'à elle. Et peut-être qu'Elisabeth Borne se révèlera et surprendra tout le monde.... Qui sait?

  • Posté par Hell Dé, mardi 17 mai 2022, 10:36

    En tout cas, l'énarque royal et ses vassaux ont très bien joué leur coup. Mais la plèbe grondante ne s'en laissera pas compter pour autant. Bon courage à la Première ministre ...

  • Posté par Bricourt Noela, mardi 17 mai 2022, 8:00

    Il ne doit pas y avoir beaucoup de personnalités capable d'occuper ce poste. Espérons que les médias ne s'acharnent pas à la ridiculiser ou à faire du buzz à son sujet comme ce fût le cas à l'égard de François Hollande. A première vue les médias pourront difficilement la démolir. Les médias n'oseront pas se moquer de ses 61 ans. Elle est vraiment courageuse d'y aller.

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