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Guerre en Ukraine: 265 combattants ukrainiens d’Azovstal se sont constitués prisonniers, selon la Russie

Deux cent soixante-cinq combattants ukrainiens d’Azovstal se sont constitués prisonniers, selon le ministère russe de la Défense. Au moins dix civils ont été tués, lundi, dans des attaques russes contre des villes du Donbass, dans l’est du pays.

Temps de lecture: 4 min

Quelque 265 combattants ukrainiens retranchés dans l’aciérie Azovstal, dernier bastion de résistance ukrainienne à Marioupol, se sont rendus aux forces prorusses et constitués prisonniers depuis lundi, a affirmé mardi le ministère russe de la Défense.

«Au cours des dernières 24 heures, 265 combattants ont rendu les armes et se sont constitués prisonniers, dont 51 gravement blessés», a indiqué le ministère dans un communiqué sur l’état de l’offensive russe contre l’Ukraine.

« Soldats russes expulsés »

Dans l’Est de l’Ukraine, objectif prioritaire de Moscou, l’armée russe « ne cesse de mener des opérations offensives » et « concentre ses efforts principaux sur la direction de Donetsk », a indiqué l’état-major mardi matin dans un communiqué.

La veille, « au moins 10 personnes ont été tuées » dans des bombardements russes à Severodonetsk, une ville devenue importante pour les Ukrainiens depuis que des forces séparatistes soutenues par Moscou se sont emparées d’une partie du Donbass en 2014, a annoncé lundi le gouverneur de la région.

Cette cité est quasiment encerclée par les forces de Moscou.

Dans un précédent message lundi, Serguiï Gaïdaï avait fait état de frappes d’artillerie sur Severodonetsk et sur sa ville jumelle de Lyssytchank, ayant provoqué des incendies dans des quartiers d’habitation. « Severodonetsk a subi des frappes très puissantes », a-t-il ajouté, accompagnant son message de photographies des destructions.

Malgré les appels des autorités ukrainiennes à évacuer Lyssytchansk, qui n’est séparée de Severodonetsk que par un cours d’eau, le Siversky Donets, et qui est régulièrement bombardée, plus de 20.000 civils – contre 100.000 habitants avant la guerre – sont restés, selon des volontaires qui distribuent de l’aide dans la région.

Toujours dans cette zone, près de Sirotyne, « l’ennemi a subi des pertes pendant les combats et s’est replié », relève toutefois l’état-major ukrainien mardi, ajoutant qu’une frappe russe a détruit des bâtiments privés et touché des infrastructures civiles dans la région d’Odessa (sud-ouest).

Dans le nord-est en revanche, les Ukrainiens ont repris le contrôle d’une partie de la frontière dans la région de Kharkiv, selon Kiev.

Diffusant sur son compte Facebook une vidéo montrant des soldats ukrainiens devant un poteau frontière peint aux couleurs de l’Ukraine, jaune et bleu, le ministère de la Défense s’est félicité lundi que ses forces aient « expulsé les Russes ».

Les Russes ont bombardé des semaines durant des quartiers nord et est de Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, à partir de localités récemment reprises par les Ukrainiens.

Les autorités ukrainiennes s’attendent désormais à ce que les unités désengagées de la région de Kharkiv aillent renforcer les troupes russes dans le Donbass, où elles ne progressent que laborieusement, selon Oleksiï Arestovytch, un conseiller de la présidence ukrainienne.

« Réponse »

Autre front pour Moscou : l’élargissement probable de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) à la Finlande et la Suède, deux pays que l’invasion russe de l’Ukraine a poussés à renoncer à des décennies de non-alignement militaire.

Le président russe Vladimir Poutine a estimé lundi que ces adhésions ne constituaient pas « une menace immédiate ». Mais, a-t-il poursuivi, « le déploiement d’infrastructures militaires sur les territoires de ces pays entraînera bien sûr une réponse ».

La Russie avait en particulier expliqué son attaque en Ukraine par le rapprochement de son voisin occidental avec l’Otan, estimant que cela constituait une menace « existentielle » pour sa sécurité.

Avec l’entrée probable de la Finlande dans l’Otan, c’est 1.300 km de frontières terrestres supplémentaires que la Russie partagera avec l’Alliance atlantique.

Lundi soir, la France assurait qu’elle « se tiendrait aux côtés » des deux pays en cas d’agression, tandis que Londres appelait à ce qu’ils soient intégrés à l’Otan « dès que possible ».

A Bruxelles, l’UE a tenté quant à elle lundi de s’entendre sur un arrêt des achats de pétrole russe, refusé par la Hongrie, arguant du poids financier qu’une telle mesure ferait peser sur elle.

« Toute l’Union est malheureusement prise en otage par un État membre qui ne peut pas nous aider à trouver un consensus », a déploré le chef de la diplomatie lituanienne, Gabrielius Landsbergis.

Pour le chef de la diplomatie hongroise, Peter Szijjarto, « les Hongrois attendent légitimement une proposition de solution pour financer les investissements (de nouvelles infrastructures) et compenser des hausses de prix, un coût global de l’ordre de 15-18 milliards d’euros ».

Au terme de la réunion, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a concédé que finaliser le 6e paquet de sanctions « prendra du temps ». Un sommet européen extraordinaire est prévu les 30 et 31 mai.

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13 Commentaires

  • Posté par Vador Dark, mardi 17 mai 2022, 16:05

    @Lecocq Jean-Louis que le guerrier du clavier aille se battre au côté de ses copains du bataillon Azov s'il veut prouver son courage au lieu de brasser de l'air sur ce forum.

  • Posté par Lecocq Jean-Louis, mardi 17 mai 2022, 16:39

    Tu ne connais pas mon histoire, courageux planqué derrière son pseudo bidon. Mais je réitère ma proposition de te l'expliquer en détail. Et je n'ai pas plus de points communs avec les mecs du bataillon Azov qu'avec les soudards russes.

  • Posté par eric biltiau, mardi 17 mai 2022, 14:03

    J'espère pour eux qu'ils seront traités comme des prisonniers et que les russes feront preuve de "respect humain".

  • Posté par Dubois Raymond, mardi 17 mai 2022, 14:22

    Ils méritent le RESPECT - TRAITEZ BIEN TOUS CES HOMMES CAPABLES DE DIRE NON AFIN DE DEFENDRE LEUR PAYS -

  • Posté par Raurif Michel, mardi 17 mai 2022, 13:40

    Si ce ne sont pas des militaires comme nous l'entendons, je pense qu'ils ont des soucis à se faire car, les russes ne sont pas obligé de suivre les conventions de Genèvre concernant les prisonniers de guerre !!! Déjà qu'ils ont aucun respect pour les civils, pour de " non " protéger, l'avenir n'est point radieux !!!

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