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Zelensky au Festival de Cannes: «Il nous faut un nouveau Chaplin qui prouvera que le cinéma n’est pas muet»

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pris la parole lors de l’ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes.

Temps de lecture: 3 min

Il nous faut un nouveau Chaplin qui prouvera que le cinéma n’est pas muet » face à la guerre en Ukraine, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, intervenant depuis Kiev dans un message vidéo lors de l’ouverture mardi soir du 75e Festival de Cannes.

« Nous allons continuer de nous battre, nous n’avons pas d’autre choix (…) Je suis persuadé que le “dictateur” va perdre », a-t-il déclaré face au gratin du cinéma mondial, en référence au président russe Vladimir Poutine et au film de Charlie Chaplin, qu’il a plusieurs fois cité.

L’apparition du président ukrainien a suscité la surprise dans la salle et une ovation du public, a constaté une journaliste de l’AFP sur place. Pendant près de dix minutes, le président ukrainien a dénoncé la guerre que mène la Russie en Ukraine et appelé le monde du cinéma à ne pas se taire. « Est-ce que le cinéma va se taire ou en parler ? », a-t-il demandé. « Il nous faut un nouveau Chaplin pour nous prouver aujourd’hui que le cinéma n’est pas muet (…) La haine finira par disparaître, les dictateurs mourront », a-t-il ajouté, le ton grave.

Une édition avec l’Ukraine « dans tous les esprits »

Le Festival de Cannes, dont c’est la 75e édition, avait promis que l’Ukraine serait « dans tous les esprits », en annonçant courant avril sa sélection. Deux générations de cinéastes ukrainiens seront présentes, avec l’habitué Sergei Loznitsa pour « The Natural History of Destruction », sur la destruction des villes allemandes par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi le jeune Maksim Nakonechnyi pour « Bachennya Metelyka » (« Butterfly Visions ») (Un certain regard).

Le Festival a ajouté en dernière minute la présentation de « Mariupolis 2 », le dernier film du réalisateur lituanien Mantas Kvedaravicius, tué début avril en Ukraine.

Le rendez-vous mondial du cinéma refuse en revanche d’accueillir « des représentants officiels russes, des instances gouvernementales ou des journalistes représentant la ligne officielle » russe, mais s’est toujours dit prêt à accueillir les voix dissidentes, à commencer par Kirill Serebrennikov. L’enfant terrible de la scène russe ouvrira la compétition mercredi avec son nouveau film « La femme de Tchaïkovski », en lice pour la Palme d’or.

Au début de la cérémonie d’ouverture mardi soir, animée par l’actrice Virginie Efira, la question de l’engagement dans le cinéma a été évoquée : « Est-ce que le cinéma peut changer le monde ? Pas sûr. Mais il peut en bouleverser notre perception. Et par conséquent, le monde en est vraiment changé (…) Les cinéastes libres, c’est ce que célèbre le festival de Cannes ».

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10 Commentaires

  • Posté par STORDIAU Pierre, jeudi 19 mai 2022, 0:45

    ¡No pasarán! : Les envahisseurs poutinesques et leurs trolls cybernétiques >>> RAUS !

  • Posté par lambert viviane, mercredi 18 mai 2022, 8:57

    En Europe, il semble qu'on ne peut plus organiser un événement sans la présence de Zelenski. Ad nauseam!

  • Posté par STORDIAU Pierre, lundi 23 mai 2022, 16:04

    ... ni oser aller aux toilettes sans se prendre une roquette soviétique dans le c. !

  • Posté par Lecocq Annie, mercredi 18 mai 2022, 7:55

    Zelensky, on aimerait qu'il soit comme le cinéma d'antan..MUET.

  • Posté par Druide David, mercredi 18 mai 2022, 0:25

    Ses apparitions deviennent de plus en plus grotesques.... Après Cannes, Roland Garros?

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