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«La Wallonie n’est pas la Grèce; elle ne risque pas la faillite»

Les économistes Benoît Bayenet, Henri Bogaert et Joseph Pagano identifient deux défis : garantir la soutenabilité de la dette ; et arbitrer entre les dépenses les plus utiles, et celles qui le sont moins.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 5 min

La question revient périodiquement : la Wallonie pourrait-elle, dans les années qui viennent, connaître le même sort que la Grèce en 2010, quand ce petit pays de la périphérie de la zone euro, incapable de refinancer son énorme dette qui pesait alors plus de 140 % du PIB, a dû demander l’aide de ses partenaires européens ?

« Il est regrettable que certains agitent régulièrement cette comparaison. Objectivement, la Wallonie n’est pas la Grèce ; elle ne risque pas la faillite », répond d’emblée Joseph Pagano, professeur d’économie et de finances publiques à l’UMons.

« La Wallonie emprunte à un taux d’intérêt un peu plus élevé que l’Etat belge, mais pas à six, sept ou dix pourcents. Elle n’a aucun mal, à la différence de la Grèce en 2020, à trouver des prêteurs », embraie Benoît Bayenet, professeur à l’ULB et président du Conseil central de l’Economie.

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10 Commentaires

  • Posté par Fonder Daniel, vendredi 20 mai 2022, 7:30

    La course contre la montre pour retarder l’austérité est entamée. La seule manière de s’en sortir est de créer plus de richesse, être plus actif, être plus efficace, inventer demain .. et pas travailler 4 jours par semaine dans l’administration … se plaindre du manque de personnel, …

  • Posté par Piscaer Benne, vendredi 20 mai 2022, 6:56

    Le vrai problème est que ces plans quinquennaux manquent de structure. Au lieu de faire une chose en profondeur, le gouvernement essaie de résoudre un certain nombre de problèmes différents sans rapport. Traditionnellement, cela est dû à des "obligations" politiques, et non à la nécessité. Prendre des décisions impopulaires telles que la réduction des salaires dans le secteur gouvernemental et la baisse de la pension des employés statutaires, est mis de côté et coûte beaucoup d'argent maintenant et à l'avenir. Vient aussi la courtepointe des différents objectifs : au lieu de se concentrer sur un objet à la fois, un nombre aléatoire de chantiers est lancé. Alors, pourquoi ne pas commencer par la transition énergétique d'abord (par exemple) ou réduire le nombre de fonctionnaires "politiquement placés" ,extrêmement bien payés. Puis terminer cet objectif et ensuite s'attaquer au projet suivant. Le gouvernement agit comme un médecin qui met des pansements sur la plaie et prescrit un opioïde pour la douleur, mais ne guérit pas la maladie.

  • Posté par Chalet Alain, jeudi 19 mai 2022, 23:28

    <<La Wallonie n’est pas la Grèce; elle ne risque pas la faillite>>. Peut-être pas tout de suite, mais en continuant à jeter l'argent par les fenêtres elle y sera vite.

  • Posté par D L, jeudi 19 mai 2022, 16:41

    On verra au plus tard en 2024, je m'attends à une délocalisation massive dans les pays voisins et en Flandre. Seul un abandon des politiques sociales clientélistes peut encore guérir, ce sera dur, inhumain mais à un certain moment on n'a plus le choix. La Grèce s'en est bien tirée ainsi et pourtant le PTB local majoritaire en 2010 a été liquidé par les électeurs.

  • Posté par Stoob Spyridon, vendredi 20 mai 2022, 17:51

    Syriza ce que vous appeler le PTB grec n’était pas majoritaire en 2010 mais en 2015 et à perdu les élections de 2019. Il n’a pas créer la dette grecque ce sont les socialistes et les conservateurs qui sont responsables. Par contre elle n’a pas tenu ses promesses électorales (comme tous les partis d’ailleurs) et n’est donc plus au pouvoir. En Belgique le PTB n’a jamais gouverné donc ne porte aucune responsabilité sur l’état de la Wallonie. Pour cela adressez-vous aux socialistes, ecolos, libéraux ou encore sociaux-chrétiens.

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